Face aux multiples déboires rencontrés avec le cuisiniste Mobalpa Portet, Guillaume partage son expérience. Si son projet est presque finalisé, le quotidien de ce père de famille a été affecté durant plusieurs mois. On vous raconte.
Habitué à gérer des chantiers en tant que maître d’œuvre, Guillaume avait pourtant fait le choix d’une prestation « clé en main » afin de se simplifier la tâche. « J’ai réalisé moi-même l’aménagement de nos précédentes maisons. Ici, c’est le chantier qui nous a demandé le plus de temps et d’énergie. Ce qui devait être un soulagement est devenu un véritable poids », explique-t-il.
Comme lui, aujourd’hui, des dizaines de clients des magasins SoCoo’c Toulouse Nord et Mobalpa Portet et Colomiers attendent toujours leur cuisine, parfois intégralement réglée. Guillaume a dû faire face à une succession de déconvenues. Son projet avec le cuisiniste Mobalpa de Portet-sur-Garonne est presque arrivé à son terme. S’il fait aujourd’hui partie des « chanceux », il a lui aussi traversé des mois de difficultés. « Le projet représentait 50 000 euros pour une livraison prévue en novembre 2025. À cette date, nous avions reçu environ 70 % de la commande », déplore-t-il.
Un préjudice estimé entre 5 000 et 7 500 euros
Huit mois après la première livraison, Guillaume continue de lutter. Il affirme que le chantier n’est toujours pas totalement terminé : « Les dernières pièces que j’ai reçues sont les façades d’un meuble, la semaine dernière. Désormais, il ne reste plus que les réparations de SAV. »

Certains déboires affectent directement le quotidien de sa famille. « Le siphon installé provisoirement après la pose du granit n’a jamais été remplacé. Il n’est pas conforme et nous avons des remontées d’odeurs tous les matins. » Guillaume dénonce aussi de multiples défauts sur les pièces reçues, notamment sur les façades du meuble bar.

Il décrit également la manière dont le service après-vente a été géré. « Les interventions se faisaient au compte-gouttes. À chaque fois, je devais bloquer une demi-journée, sans que les réparations ne soient regroupées. Cela a eu un impact direct sur mon activité professionnelle et sur mon chiffre d’affaires. » Il estime aujourd’hui son préjudice entre 5 000 et 7 500 euros : « J’avais demandé un dédommagement financier, mais cela n’a jamais été suivi d’effet. »
« Il faut que les choses avancent »
Guillaume s’est renseigné sur les dirigeants de l’enseigne pour tenter d’améliorer la situation. Il assure que ce n’était pas seulement pour son propre dossier : « Mon projet est réalisé à 95 %. Je voulais surtout comprendre ce qui allait arriver à tous les autres clients qui, eux, risquent de ne jamais voir leur cuisine terminée. » Aujourd’hui, il affirme poursuivre ses démarches dans l’intérêt collectif. « Certains ont payé l’intégralité de leur cuisine et se retrouvent sans projet abouti. Il faut que les choses avancent », assure-t-il.
Contacté par La Dépêche du Midi, Wladimir Dejardin (groupe ALKYMIA), dirigeant du magasin Mobalpa de Portet-sur-Garonne, n’a pas répondu à nos sollicitations.















