La présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne a décidé, ce mardi, d’ordonner le renvoi du procès en appel de Cédric Jubillar pour le meurtre de sa femme Delphine. Initialement prévu à compter du 21 septembre 2026, il doit finalement se tenir au cours du premier semestre 2027
Au cours d’une réunion qui a débuté ce mardi à 14 heures à la Cour d’appel de Toulouse, la présidente de la Cour d’assises de la Haute-Garonne a convié, en présence du ministère public, l’ensemble des avocats prenant part au procès en appel de Cédric Jubillar. Cette réunion a permis de faire le point sur les investigations ordonnées par la présidente de la Cour d’assises de la Haute-Garonne.
À l’issue des échanges, la présidente a décidé, « compte tenu des délais nécessaires à la réalisation des actes restant à entreprendre, au déroulement serein de l’enquête et au respect du contradictoire« , d’ordonner le renvoi de l’audience qui devait initialement se tenir à compter du 21 septembre 2026.
Procès en appel reporté en 2027
Dans un communiqué, le parquet général de Toulouse précise que, dans le cadre de ce renvoi, il peut d’ores et déjà être indiqué que le procès en appel de Cédric Jubillar pour le meurtre de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar « devrait pouvoir se tenir au cours du 1er semestre 2027« . La détention provisoire de Cédric Jubillar arrive à échéance le 20 octobre 2026, elle pourra être prolongée de six mois, renouvelable une fois précise le parquet général.
Après son audition le 15 juillet par la présidente de la cour d’assises, Cédric Jubillar, 38 ans, a conduit les enquêteurs sur le lieu où il a dissimulé le cadavre de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à environ 10 km de la maison familiale de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Les récents aveux de Cédric Jubillar sur son implication dans la mort de sa femme ont permis la semaine dernière de retrouver des ossements. Leur analyse ADN a révélé qu’ils appartenaient à Delphine Aussaguel, la mère de leurs deux enfants.
Pour les avocats de la défense Pierre et Guy Debuisson, le procès ne pouvait pas se tenir dans les délais prévus, selon eux, nombre d’actes d’enquête doivent se dérouler avant un nouveau procès. Les avocats des deux enfants du couple Jubillar, Malika Chamani et Laurent Boguet, ont indiqué à l’AFP qu’ils ne s’opposeraient pas à un renvoi des quatre semaines d’audience, afin de permettre « le travail d’investigation » nécessaire.
Jusqu’à ses révélations, d’abord dans une lettre à ses avocats, puis devant une magistrate, Cédric Jubillar a nié pendant cinq ans et demi toute responsabilité dans la disparition, y compris devant la cour d’assises du Tarn, qui l’a cependant condamné en 2025 à 30 ans de réclusion criminelle.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555





















