Alors que l’acquisition du terrain a été approuvée par le Conseil de Paris, le Département du Val-de-Marne hausse une nouvelle fois le ton contre le projet d’usine d’incinération que la Ville souhaite implanter à Vitry-sur-Seine. Olivier Capitanio assure que la mobilisation se poursuivra.
« La Ville de Paris peut voter seule, mais elle ne décidera pas seule ! », affirme Olivier Capitanio, président du Département du Val-de-Marne, dans un communiqué. Il fait ici référence à l’approbation de l’acquisition du terrain des Ardoines à Vitry-sur-Seine par le Conseil de Paris. Pour rappel, c’est là que la Ville veut installer une usine d’incinération, à l’horizon 2031, qui « brûlerait 450 000 tonnes de déchets par an (CSR et bois traité) pour alimenter le réseau de chaleur urbain parisien ».
« Ce projet illustre une logique que le Département refuse : faire supporter au Val-de-Marne les contraintes environnementales des choix de la capitale. Alors que le territoire accueille déjà trois incinérateurs, Paris entend y implanter une nouvelle installation industrielle, sans avoir jamais engagé le dialogue à la hauteur des enjeux avec les collectivités concernées ni répondu aux interrogations légitimes des habitants sur les conséquences sanitaires, environnementales et territoriales de ce projet », dénonce la collectivité.
Le Val-de-Marne va poursuivre sa mobilisation contre l’incinérateur
Ainsi, Olivier Capitanio « refuse que le Val-de-Marne demeure le territoire servant de Paris et que ses habitants supportent les conséquences d’un projet décidé sans concertation avec les collectivités et la population directement concernées ». « Notre mobilisation est intacte et elle ira jusqu’au bout », assure-t-il. En plus d’interpeller la Ville de Paris, de mobiliser des élus locaux, de faire un recours devant la justice ou encore de soutenir les communes concernées, la collectivité avait lancé une pétition contre cet incinérateur.
« Les Val-de-Marnais sont de plus en plus nombreux à refuser que leur territoire devienne la variable d’ajustement des politiques parisiennes. Près de 10 700 citoyens ont déjà signé la pétition pour demander l’abandon de ce projet. Cette mobilisation citoyenne renforce la détermination du Département à défendre un développement équilibré du territoire, respectueux de la santé publique, de l’environnement et de la qualité de vie des habitants », déclare-t-il avant d’ajouter qu’il « continuera à utiliser tous les leviers à sa disposition pour s’opposer à ce projet ».










