Installés au printemps pour empêcher les véhicules trop hauts de s’engager sous le pont ferroviaire de l’avenue des Herbettes, à Toulouse, les portiques d’alerte viennent d’être déposés. La mairie annonce leur remplacement, dès ce mercredi 12 août, par deux équipements jugés plus performants et plus visibles.
Le « pont maudit » de Montaudran va encore changer de portiques. Le dispositif installé au printemps avenue des Herbettes, à Toulouse, afin d’éviter que des camions ne percutent le pont ferroviaire, a été démonté lundi 10 août. Mais la voie ne restera pas longtemps dépourvue de protection.
« Le portique actuel a en effet été déposé le 10 août pour être remplacé par un nouvel équipement plus performant », confirme la mairie de Toulouse. Deux nouveaux portiques d’alerte doivent être montés sur place ce mercredi 12 août. L’installation doit être entièrement achevée dans la journée, annonce la mairie.
Ces nouvelles structures offriront, selon la collectivité, une meilleure visibilité aux automobilistes, notamment grâce à des dispositifs lumineux. Une signalisation lumineuse est d’ores et déjà présente en amont pour prévenir les conducteurs avant qu’ils ne s’engagent dans la descente conduisant sous l’ouvrage.
Une hauteur limitée à 2,50 mètres
Ce pont SNCF, situé sur l’avenue des Herbettes dans le quartier Montaudran-Lespinet, est limité aux véhicules de moins de 2,50 mètres. Malgré les panneaux et les précédents équipements, de nombreux utilitaires et camions hors gabarit s’y sont encastrés au fil des années. L’ouvrage a même été rebaptisé « pont maudit » par un internaute sur Google Maps.
Le phénomène avait connu une nouvelle accélération au début de l’année : quatre véhicules avaient percuté ou tenté de franchir le pont en l’espace de seulement trois mois. En décembre 2025, un camion frigorifique s’y était retrouvé bloqué, une quinzaine de jours après qu’un autre véhicule eut été littéralement « scalpé ». Un nouvel accident était encore survenu en février.

Ces collisions entraînent régulièrement la fermeture de l’avenue, mais aussi des vérifications de sécurité sur le pont et, parfois, une interruption de la circulation ferroviaire. L’inattention des conducteurs et l’utilisation de GPS ne tenant pas compte du gabarit des véhicules sont régulièrement évoquées pour expliquer cette série noire.
Des dispositifs régulièrement endommagés
La Ville multiplie depuis plusieurs années les tentatives pour mettre fin à ces accidents. Un précédent portique, remplacé en 2025 pour un coût de 18 000 euros, avait été endommagé à plusieurs reprises.
Le 9 avril dernier, un nouveau dispositif avait été déployé. Il comprenait un demi-portique équipé de lumières clignotantes, puis, une vingtaine de mètres plus loin, un portique complet. Les éléments suspendus avaient été abaissés à environ 2,20 mètres afin d’alerter les conducteurs avant qu’ils ne se retrouvent face au tablier du pont.













