Un assaillant manifestement déséquilibré. Ce mercredi soir, le procureur de la République de Toulouse a publié un communiqué détaillant le profil de l’homme ayant attaqué trois policiers municipaux à Toulouse le lundi 10 août.
« De nombreuses recherches ont été effectuées dans les fichiers de police au niveau européen pour chercher à identifier l’intéressé qui s’avère être un ressortissant italien, né à Gênes et âgé de 30 ans », expose le magistrat. « Il donne des explications qui excluent tout caractère islamiste à son acte mais témoignent d’une personnalité très perturbée sur le plan psychiatrique puisqu’il évoque avoir obéi à des voix », ajoute-t-il.
L’individu, placé en détention provisoire cette après-midi après une garde à vue rallongée, a été examiné par l’Unité de Psychiatrie Légale du CHU de Toulouse. Le rapport des médecins suggère qu’« une expertise psychiatrique soit réalisée à distance des faits, et au vu de son dossier médical antérieur en Italie où il aurait bénéficié de soins ».
Un homme « très agité »
Lundi, vers 18 heures, cet homme « très agité », muni d’une arme ressemblant à un couteau à huîtres s’en est pris à un équipage de trois policiers municipaux, dont deux femmes, en criant « Allahou akbar » à plusieurs reprises, dans une rue du centre de Toulouse, a relaté l’adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.
Les policiers sortis de leur véhicule sont parvenus à le désarmer une première fois mais il était détenteur de deux autres couteaux, blessant deux agents aux bras et au cou, avant d’être maîtrisé à l’aide d’un aérosol de gaz lacrymogène, a ajouté l’adjoint au maire.
« On n’est pas passé loin du drame », a-t-il estimé, rendant hommage au « sang-froid » et à la « grande maîtrise technique » des trois policiers municipaux qui « n’ont pas fait usage de leur arme létale ».
Hospitalisés lundi soir au CHU de Toulouse-Rangueil, deux d’entre eux, un homme et une femme, ont pu sortir de l’hôpital, après la prise en charge de leurs blessures légères. Deux jours d’ITT leur ont été prescrits. La troisième fonctionnaire n’a, elle, pas été atteinte.

















