Après avoir été retrouvées par centaines, voire par milliers, sur certaines façades l’été dernier, les punaises de céréales se font beaucoup plus rares cette année près de Toulouse. Les professionnels constatent une nette baisse des interventions. État des lieux.
Elles avaient fait parler d’elles l’été dernier, parfois par centaines, voire par milliers, sur la façade des maisons. Mais cette année, les punaises de céréales semblent avoir largement déserté les habitations de la région toulousaine. Laurent Garrigues, cofondateur de la société Nociva, spécialisée dans la lutte contre les nuisibles et basée dans le Lauraguais, constate une nette évolution : « Beaucoup l’année dernière. Cette année encore, on n’a pas été trop sollicités », explique-t-il. Son entreprise intervient dans un rayon d’environ une heure et demie autour de Toulouse.
Le phénomène reste récent. Les premières demandes adressées à l’entreprise remontent à deux ans, avec un véritable pic l’an dernier. Dans le secteur du Lauraguais, particulièrement agricole, les interventions avaient concerné des habitations situées à proximité des champs de blé ou de colza. L’an dernier, certaines situations avaient été impressionnantes. « On avait des cas où on en avait par plusieurs centaines, voire plusieurs milliers », raconte Laurent Garrigues. Les insectes se regroupaient notamment sur les façades et les paliers de maisons.
Cette année, les demandes sont ponctuelles et concernent essentiellement des particuliers souhaitant se débarrasser d’une présence jugée trop importante. Pour le professionnel, cette variation n’a rien d’étonnant : « On est toujours dans le monde du vivant, donc avec des variations d’une année sur l’autre. »
Chaleur, météo et biologie : les clés d’une accalmie
Les punaises de céréales vivent principalement dans les zones agricoles. Leur présence à proximité des habitations peut être favorisée par les cultures de blé ou de colza. Les conditions météorologiques jouent également un rôle. « L’effet chaleur et lumière peut contribuer à éloigner les insectes des champs et à les rapprocher des habitations », explique le cofondateur de Nociva. Autre élément rassurant pour les habitants : ces punaises ne sont pas considérées comme des insectes qui vont coloniser les logements. « On n’est pas sur du nuisible dans le sens où ça ne va pas venir s’installer et se reproduire au sein même de la maison », précise Laurent Garrigues. Leur présence est avant tout ponctuelle.
Lorsque les particuliers font appel à une entreprise spécialisée, le traitement repose sur un insecticide appliqué par pulvérisation ou atomisation. L’intervention peut être réalisée en moins d’une heure selon les situations. Il faut compter en moyenne entre 100 et 300 euros. Reste à savoir si l’accalmie observée cet été se poursuivra. Après un épisode marqué en 2025, les punaises de céréales semblent plus calmes.













