Une course-poursuite partie du quartier des Pradettes a conduit les policiers de la Brigade spécialisée de terrain (BST) Mirail jusqu’à un camp de gens du voyage, dimanche soir. Après avoir percuté un scooter, les occupants du véhicule ont abandonné leur voiture et pris la fuite à pied. Les fonctionnaires se sont alors retrouvés encerclés de plusieurs dizaines de personnes et ont été pris à partie. On vous explique ce qui s’est passé.
La voiture file à très vive allure dans les rues des Pradettes. Il est près de 23 heures, dimanche soir, lorsqu’un équipage de la brigade spécialisée de terrain (BST) Mirail la repère à la sortie d’un point de vente de protoxyde d’azote. Les fonctionnaires décident de contrôler le conducteur.
Il ne s’arrête pas. Les policiers se lancent à sa poursuite. Après quelques instants, le véhicule finit par s’immobiliser. Les fonctionnaires descendent alors de leur voiture, mais à peine ont-ils posé pied à terre que le conducteur redémarre brutalement et reprend sa fuite.
Bouteille de protoxyde d’azote jetée par la fenêtre
Quelques centaines de mètres plus loin, la voiture percute un scooter de 50 cm3. Le choc ne suffit pas à l’arrêter : le conducteur poursuit sa route en direction de La Mounède. Une bouteille de protoxyde d’azote est jetée depuis l’habitacle au cours de la fuite.
Arrivé à hauteur d’un rond-point, le véhicule s’engage finalement dans une impasse donnant sur le camp de gens du voyage de La Mounède. La voiture roule encore lorsque ses occupants en sautent et prennent la fuite à pied dans le camp.
Des tirs de lacrymogène
Deux policiers se lancent derrière le conducteur. Leur progression est rapidement stoppée par une trentaine de personnes hostiles qui leur barrent le passage. Restés à proximité du véhicule abandonné, les deux autres fonctionnaires sont, eux, pris à partie par une vingtaine d’individus.
Les quatre policiers parviennent à se regrouper. La tension monte encore. Une cinquantaine de personnes avancent alors dans leur direction tandis que des menaces de mort fusent. Dans l’attente de renforts, les fonctionnaires font usage à plusieurs reprises de tirs lacrymogènes et de dispersion.
Rapidement rejoints par plusieurs équipages venus en soutien, les policiers parviennent finalement à sécuriser les lieux et à récupérer le véhicule utilisé pendant la fuite. Quelques minutes plus tard, lorsqu’ils reviennent à l’endroit où le scooter a été percuté, ni le deux-roues ni son conducteur ne sont encore présents. Des traces de freinage demeurent toutefois visibles sur la chaussée. L’enquête devra désormais permettre d’identifier les occupants du véhicule et de préciser les raisons de cette fuite.


















