Une première en France vient d’avoir lieu en Occitanie avec la mise en service d’un train à batteries sur la ligne Nîmes-Vauvert. Doté de plus de 80 km d’autonomie, il doit permettre de circuler sans diesel tout en augmentant l’offre ferroviaire.
« Avec l’hybride, la batterie et bientôt l’hydrogène, l’Occitanie est la seule Région française à expérimenter trois technologies pour réduire la place du diesel dans nos trains régionaux », a déclaré Carole Delga, la présidente de la Région, dans un communiqué.
Et ce, à la suite de la mise en service du premier train à batteries d’Occitanie ce 31 août, après l’expérimentation d’un train Régiolis hybride trimode (électrique, diesel, batterie) sur l’étoile ferroviaire toulousaine et bientôt d’un à hydrogène sur la ligne Montréjeau-Luchon. « Cette innovation permettra de circuler sans recourir au diesel et donc sans émettre de CO₂ », souligne Gaël Barbier, directeur régional SNCF Voyageurs Occitanie.
Un train qui circule sur la ligne Nîmes-Vauvert
C’est sur la ligne Nîmes-Vauvert que ce train liO circule. Issu de la transformation d’un Autorail grande capacité (AGC) existant, il a été équipé de batteries lithium-ion qui viennent remplacer les moteurs diesel. Il dispose d’une autonomie de plus de 80 km. En plus de ça, l’énergie produite lorsqu’il freine est récupérée et stockée dans ces batteries. Ce qui permet d’atteindre jusqu’à 20% d’économies.
« Cette innovation va de pair avec une ambition très concrète : développer le service public ferroviaire. Sur la ligne Nîmes-Vauvert, ce nouveau train permet ainsi d’augmenter l’offre avec deux allers-retours de plus en semaine. Une mobilité plus propre, plus confortable et plus présente au quotidien : c’est cela, le train de demain ! », estime Carole Delga.
Un programme qui associe cinq régions
Fruit d’un partenariat entre la Région Occitanie, SNCF Voyageurs et Alstom, la mise en circulation de ce train à batteries s’inscrit dans un programme national associant cinq Régions qui vise à expérimenter la première génération de matériels roulants à batteries. L’objectif de celui-ci qui représente un investissement de plus de 41 millions d’euros : « tester, en conditions réelles d’exploitation, les performances de cette technologie et identifier les conditions de son déploiement sur les lignes régionales non électrifiées ».



















