Ces samedi 19 et dimanche 20 septembre, les Journées européennes du patrimoine (JEP) font leur retour pour une 43e édition. Cette année, deux thèmes sont mis en avant : “Patrimoine de la photographie” et “Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer”. Voici notre sélection des sorties à ne pas manquer à Montpellier.
Des lieux habituellement fermés au public
Les Journées européennes du patrimoine sont notamment l’occasion de visiter des lieux habituellement fermés au public. Ce week-end, vous pourrez ainsi passer les portes de la préfecture de l’Hérault, installée dans un hôtel particulier du XIXᵉ siècle à Montpellier, pour admirer ses salons d’apparat, la cour d’honneur, mais aussi des espaces normalement inaccessibles comme le bureau de la préfète. Attention, la visite se fait sur inscription !
Le rectorat de l’académie de Montpellier sera lui aussi exceptionnellement ouvert à tous. Il accueillera les curieux pour des visites guidées au sein de ses trois cours intérieures et de ses espaces emblématiques, dont la salle du conseil, qui reviendra sur l’histoire du palais universitaire. Il faut aussi réserver pour en profiter.
Des rendez-vous inédits cette année
Cette année, deux rendez-vous inédits vous attendent pour les Journées européennes du patrimoine. Le premier : une visite commentée de la Costumotek. Cette dernière abrite plus de 15 000 costumes et accessoires. Une véritable caverne d’Ali Baba de 300m² que vous pourrez arpenter, tout en profitant d’une présentation de l’activité quotidienne, des actions et des animations de la Costumotek qui prend soin de ce patrimoine culturel.
Le musée Parcelle473 participera aussi pour la première fois aux JEP. Ce week-end, vous pourrez ainsi découvrir ses expositions temporaires “1 + 1 = 11” de l’artiste Fabien Verschaere et “Le Champ du métal de Fernando Costa”, mais aussi son exposition permanente, qui revient sur l’histoire du street art, à prix réduit.
Découvrir les métiers du patrimoine
Cette 43e édition fait donc notamment la part belle au patrimoine en péril. C’est dans ce cadre que la Chapelle des Pénitents Blancs, actuellement en travaux, vous ouvre ses portes ce week-end. Là, le restaurateur des tableaux de l‘église vous présentera son travail, avant de réaliser une démonstration de son savoir-faire sur des œuvres en cours de restauration.
Du côté de l’Hôtel de Grave, il vous est proposé de mettre la main à la pâte. Vous pourrez en effet prendre part à un atelier de taille de pierre ce samedi dans la cour, encadré par l’entreprise Sèle, spécialisée dans la restauration du bâti ancien et des monuments historiques. Si vous êtes plutôt un observateur, vous pourrez assister au travail de Julien Girgenti qui restaure des cadres anciens, sculptures et retables, de Marion Bosc, conservatrice-restauratrice de peintures et de Mickaël Amant, spécialiste en restauration de marqueterie Boulle XVIIe siècle et de bois précieux, ainsi que de statuaires et de mobilier liturgique du XIIIe au XIXe siècle.
La photo dans tous ses états
Toujours à l’Hôtel de Grave, vous pourrez retrouver une expo de photos de Christian Bousquet. En noir et blanc, elles vous transporteront au cœur du chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Au fil de l’exposition, vous pourrez ainsi découvrir les coulisses de ces travaux, notamment les matières utilisées, els gestes réalisés et les visages des restaurateurs qui y ont pris part.
Lors des Journées européennes du patrimoine, les amateurs de photographie sont aussi attendus au Pavillon Populaire. Des visites guidées de l’exposition “Premières fois, Premières photos” leur seront proposées gratuitement tout au long du week-end. Celles-ci vous permettront d’en apprendre plus sur l’histoire de la photographie qui fête ses 200 ans cette année, de ses débuts jusqu’à aujourd’hui.














