Au lendemain des Sénatoriales, en Haute-Garonne la droite et le centre se déchirent sur les causes de la perte d’un siège. Vincent Terrail-Novès pointe les candidatures de Pierre Lattard et Dominique Faure, tandis que Christine Gennaro-Saint défend son choix.
Les résultats des Sénatoriales en Haute-Garonne continuent de provoquer des réactions au lendemain du scrutin. Surtout à droite. Arrivée en tête avec 31,61% des suffrages, la liste conduite par Pierre Médevielle obtient deux sièges, tandis que celles de Thierry Suaud et Marc Péré permettent à la gauche d’en décrocher trois. Le centre et la droite passent ainsi de trois à deux élus. Ce qui provoque la grogne de Vincent Terrail-Novès.
Après les Sénatoriales, Vincent Terrail-Novès désigne les coupables
Troisième sur la liste de Pierre Médevielle, le maire de Balma ne fera finalement pas son entrée au Sénat. Il assure toutefois ne pas considérer cette non-élection comme une déception personnelle. Il rappelle avoir apprécié la proposition qui lui avait été faite, tout en soulignant que ses mandats locaux restent ses priorités. « Je ne suis pas déçu pour moi », affirme-t-il sur sa page Facebook, avant d’ajouter qu’il poursuit ses fonctions locales à la présidence de Decoset (syndicat mixte de traitement et valorisation des déchets ménagers l’agglomération), à la vice-présidence de la Métropole et à l’Hôtel de ville de Balma.
Sa réaction porte surtout sur la perte d’un siège par la droite et le centre. Vincent Terrail-Novès estime que les candidatures concurrentes (ou dissidentes, c’est selon) ont contribué à fragmenter cet électorat. Il cible notamment la liste de Dominique Faure, créditée de 9,83%, ainsi que celle de Pierre Lattard, qui recueille 4,14% des suffrages. « Ici, la droite et le centre ne gagnent que quand ils sont ensemble », écrit-il. Il estime également que cette configuration a contribué à l’élection de Marc Péré, seul élu de la liste “Haute-Garonne sociale, écologique et citoyenne”, soutenue par les Insoumis et les Ecologistes, avec 13,75% des voix. « Ces résultats sénatoriaux vont à la totale encontre de ce qu’ils auraient dû être ; par la bêtise de quelques irresponsables », assène-t-il.
Christine Gennaro-Saint revendique un choix politique
Christine Gennaro-Saint, deuxième sur la liste de Pierre Lattard, répond à ces critiques, par comptes Facebook interposés. L’ancienne présidente des Républicains de Haute-Garonne conteste l’idée selon laquelle les listes concurrentes auraient agi uniquement pour des intérêts personnels, et s’interroge : « Pourquoi ton (à l’adresse de Vincent Terrail-Novès, NDLR) ambition serait-elle une vocation quand celle des autres devient une faute morale ? »
Elle rappelle d’ailleurs qu’elle n’aurait pas été consultée lors de la constitution de la liste d’union de Pierre Médevielle et affirme que les adhérents n’auraient pas davantage été associés au choix, ce qui explique d’une part sa démission de la présidence des LR31, et d’autre part sa participation à une liste alternative. « Quelques-uns décident, les autres s’alignent et, s’ils refusent, ils deviennent irresponsables », résume-t-elle pour traduire son interprétation du raisonnement de Vincent Terrail-Novès, « curieuse conception de l’union ! »
Sur le fond, elle assume surtout une divergence politique avec la stratégie portée par Pierre Médevielle. Christine Gennaro-Saint affirme notamment ne pas vouloir d’une droite qu’elle juge trop proche du macronisme et considère que son choix relevait de la cohérence avec ses convictions. « Tu appelles cela une droite “pure”, “recroquevillée” et “étriquée”. Je vois que le vocabulaire du rassemblement est déjà parfaitement maîtrisé. Moi, j’appelle simplement cela être cohérente », termine-t-elle.
De son côté, Dominique Faure a résumé sa position dans La Dépêche du Midi par une formule, sans faire plus de commentaires : « L’union, ça se construit, ça ne se décrète pas. »
















