Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les deux recours déposés après les municipales de mars 2026 à Perpignan. Malgré huit votes jugés irréguliers, les magistrats estiment que ces anomalies ne modifient pas le résultat du scrutin remporté au premier tour par Louis Aliot.
Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, ce jeudi 1er octobre, les deux protestations déposées après les élections municipales de Perpignan. Les recours de Mickaël Idrac et d’Agnès Langevine et plusieurs de ses colistiers contestaient différents aspects du scrutin remporté au premier tour par Louis Aliot.
Le maire sortant avait obtenu 50,61% des suffrages, contre 15,94% pour la liste d’Agnès Langevine et Annabelle Brunet et 9,60% pour celle de Mickaël Idrac. Les deux recours demandaient l’annulation du scrutin ou, à défaut, la prise en compte de plusieurs irrégularités susceptibles de modifier les résultats.
Des bulletins présentés différemment
Mickaël Idrac contestait notamment la manière dont les bulletins de sa liste avaient été disposés dans plusieurs bureaux de vote. Leur présentation faisait apparaître au recto les listes de candidats, tandis que la photographie du candidat et les logos des formations qui le soutenaient figuraient au verso.
Le tribunal relève que les bulletins ont été retournés après le début du scrutin, « à la demande d’une liste concurrente et après avis de la commission de contrôle des opérations de vote et de la préfecture ». Cette décision visait, selon le jugement, à présenter les bulletins « à l’identique des autres listes des candidats ».
Pour autant, les magistrats n’ont pas retenu d’atteinte à la sincérité du scrutin. Ils considèrent notamment que le nom de Mickaël Idrac restait visible et que les électeurs pouvaient prendre connaissance des différents bulletins avant leur choix. Le tribunal estime ainsi que cette présentation n’a pas démontré « qu’elle aurait été de nature à altérer la sincérité du scrutin ou à rompre l’égalité entre les candidats ».
Huit votes irréguliers, sans conséquence sur le résultat des Municipales
Le second recours portait sur un ensemble beaucoup plus large de griefs : signatures sur les listes d’émargement, procurations, bulletins supplémentaires, affichage des bureaux ou encore informations diffusées par la Ville.
Le tribunal a toutefois retenu plusieurs irrégularités. Quatre signatures constituées d’une simple croix ont été écartées, auxquelles s’ajoutent le vote d’un électeur radié et trois bulletins supplémentaires constatés dans deux bureaux. Au total, huit suffrages ont donc été considérés comme irréguliers.
Même en retirant ces huit voix du résultat de Louis Aliot, l’issue du scrutin reste inchangée. Son score passe de 16 835 à 16 827 voix, soit 50,59% des suffrages exprimés. Le tribunal constate que « le nombre de sièges de conseillers municipaux attribués à chaque liste reste inchangé ».
Les deux protestations électorales ont donc été rejetées. La réélection de Louis Aliot au premier tour reste ainsi inchangée à l’issue des deux jugements rendus.














