Les lycéens poursuivent les blocus ce jeudi 1er octobre, réclamant plus de moyens éducatifs et dénonçant la pénurie d’enseignants. À Toulouse, les manifestations ont démarré tôt ce mati et ont rapidement dégénéré.
Les lycéens sont bien décidés à poursuivre les blocus ce jeudi 1er octobre. Et si l’appel des syndicats se fait entendre, ils risquent d’être rejoints par les étudiants.
Depuis ce matin, les élèves de plusieurs établissements du second degré manifestent devant les grilles. Ils réclament à nouveau plus de moyens dans leur apprentissage. Ils dénoncent entre autres la pénurie d’enseignants, des infrastructures parfois trop vétustes, et des répressions policières qu’ils jugent disproportionnées depuis le début des blocages en Île-de-France il y a environ une semaine.

Des barricades installées
Au lycée Saint-Sernin à Toulouse, le blocus a démarré vers 7 h 30. Les élèves ont barricadé l’entrée avec des poubelles et des barrières. Des pancartes affichent leurs revendications et sont accrochées sur les grilles. Une porte latérale reste ouverte pour les élèves qui souhaitent se rendre en cours.

Aux Arènes, les manifestations ont entraîné l’arrêt partiel de la ligne T1 du tramway. Entre Palais de Justice et MEETT, aucune station n’est desservie.
Du côté du lycée Marcellin-Berthelot, quartier Saint-Michel, la direction a décidé de fermer l’établissement, au moins jusqu’à midi. La présence d’éléments extérieurs aux manifestations lycéennes était a priori redoutée ce matin.

Mardi, une quinzaine d’établissements étaient concernés par les mobilisations. Si la plupart étaient pacifiques, des débordements avaient mené à des interpellations. Au lycée Stéphane-Hessel de Toulouse notamment, des personnels avaient été « pris pour cibles et victimes de violences ». Des faits fermement condamnés par le recteur de l’académie de Toulouse, Karim Benmiloud.
Selon nos informations, de nombreux lycées ont informé leurs élèves, en amont des blocus de ce jeudi, que des violences feraient l’objet de plaintes.
Des violences éclatent, de nombreux départs de feu signalés
Déjà avant 9 h, des feux de poubelle et des tirs de mortier d’artifice ont été aperçus, les fumées étant visibles à plusieurs kilomètres à la ronde.

La mobilisation dégénère avec des départs de feu signalés dans de nombreux lycées : Gallieni, Stéphane-Hessel, Françoise à Tournefeuille… À Roland-Garos, l’incendie a atteint l’établissement. Les sapeurs-pompiers sont mobilisés, mais pris à partie par des jets de projectile et des tirs de mortiers d’artifice. Des lycéens s’accrochent au camion.

La situation se tend un peu partout : Bellevue, Stéphane-Hessel, Gallieni, Borderouge… Les forces de l’ordre sont mobilisées, et parfois prises à partie avec des tirs de mortier d’artifice sur au moins une voiture de police, des jets de projectile… Les CRS sont envoyés sur plusieurs points de tension. A Stéphane-Hessel comme ailleurs, de nombreux individus extérieurs aux établissements se sont greffés aux manifestations. Des affrontements entre black bloc et CRS éclatent.

















