Face à l’inflation, un restaurateur toulousain a décidé de réagir. Ryad Koob, chef du restaurant Le Mood, lance à partir du lundi 5 octobre un plat du midi à 5 € : cuisse de poulet et purée. Une initiative qu’il présente comme un geste de solidarité alors que de nombreux clients peinent à s’offrir un repas au restaurant. « Le restaurant, ça ne devrait pas être un luxe », estime le chef, qui assure ne gagner que quelques centimes sur chaque assiette. L’annonce, relayée sur Instagram et TikTok, a déjà suscité un fort engouement : plus de 150 personnes ont déjà réservé leurs places.
Le chef du restaurant Le Mood, avenue des États-Unis, à Toulouse, vient d’avoir une idée qui devrait lui rapporter beaucoup de clients. « Emmanuel Macron, t’as vu ce que tu me fais faire ? Vu que tu ne régales pas assez ton peuple, eh bien moi je vais le faire ! » Lunettes oranges sur les yeux, posant devant le tableau d’affichage des prix d’une station-service, Ryad Koob interpelle les Toulousains sur Instagram et TikTok, dans une vidéo publiée ce jeudi 1er octobre.
« Le prix du carburant qui augmente, les courses qui augmentent, les salaires qui n’augmentent pas, vous voyez bien qu’il y a un problème ! Moi je n’ai pas le temps d’aller manifester mais je lance le mouvement : un plat pour 5 euros. » Au menu du déjeuner, le lundi et le mardi, il propose donc une cuisse de poulet rôti, accompagnée d’une purée de pommes de terre faite maison, comme remède à l’inflation. L’offre débute lundi 5 octobre. Et elle risque de séduire de nombreux clients. Les réservations en attestent, plus de 150 personnes ont déjà prévenu qu’elles viendraient en profiter, dans cet établissement qui peut en accueillir 250 au total.
« J’ai choisi un plat du peuple qui plaise à tout le monde. 5 euros, c’est même pas 2 litres d’essence », ajoute le chef, qui concède avoir « toujours eu un grand cœur ». Il ajoute : « Il faut penser aux autres, c’est important d’être solidaire en ce moment. Je ne gagne que quelques centimes sur chaque plat, c’est pas beaucoup, mais c’est comme si je faisais un don. Le restaurant, ça ne devrait pas être un luxe. Un ticket-restaurant ne suffit plus pour payer un repas. C’est fou qu’on arrive à des tarifs aussi élevés. »

















