La députée communiste de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, Soumya Bourouaha, suspend son activité parlementaire pendant dix jours pour « raisons de santé ». Son absence intervient alors que s’achève l’examen d’une loi contre les violences sexuelles et sexistes.
Soumya Bourouaha, députée communiste de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, a annoncé lundi 5 octobre suspendre son activité parlementaire pendant dix jours. L’élue ne pourra pas assurer ses rendez-vous, ses déplacements en circonscription, ni participer aux travaux de l’Assemblée nationale.
« Pour raisons de santé, je suis contrainte de suspendre l’ensemble de mes activités parlementaires pendant dix jours », écrit l’élue, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale, dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux.
Durant cette période, son équipe et sa permanence resteront toutefois disponibles. « Mon équipe et ma permanence restent joignables pour vous écouter, vous accompagner dans vos démarches et assurer le suivi des dossiers en cours », précise la députée.
Une absence au moment de l’examen d’une loi
Cette interruption intervient alors que s’achève l’examen de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants. « C’est une profonde déception de ne pas pouvoir défendre jusqu’au bout, dans l’hémicycle, le travail mené comme co-rapporteure du titre VIII », écrit Soumya Bourouaha. Elle cite notamment son travail sur les mariages forcés et la protection des victimes étrangères.
Sa collègue Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine et membre du même groupe parlementaire, prendra le relais pendant son absence. Soumya Bourouaha indique lui accorder « toute [sa] confiance ». Elle appelle également les groupes ayant déposé des amendements de suppression des articles 62, 62 bis, 63 et 66 bis à les retirer.
« Ne privons pas ces femmes des protections nécessaires pour échapper aux violences et retrouver leur autonomie », demande-t-elle, estimant que « notre responsabilité est de les protéger, quelle que soit leur nationalité ».











