À Montaudran, une nouvelle conciergerie de quartier propose aux habitants et salariés de faciliter les petites tâches du quotidien : relais colis, couture, pressing, réparation de vélos… Le lieu a également pour vocation de créer du lien social à travers de multiples animations.
Vivre dans son quartier et pas seulement l’habiter. C’est ce que propose la Conciergerie Solidaire aux Toulousains résidant dans le quartier Montaudran. Active depuis le mois de juillet, mais inaugurée le 25 septembre dernier, elle a pour vocation de « faciliter le quotidien, de renforcer le lien social et de soutenir les dynamiques locales ». Pour cela, ce nouveau lieu de proximité, véritable espace d’échange et de rencontre, met à disposition de nombreux services et organise des animations à destination des habitants et des personnes qui travaillent dans le quartier.
Un objectif d’intérêt général
Relais colis, service de couture ou de pressing, réparation de vélos, recherche d’un mode de garde pour les enfants, reproduction de clés… À l’image d’un gardien d’immeuble à l’ancienne, Tom Weissenborn répond à toutes les demandes… ou presque. « Je suis à la disposition des habitants et salariés du quartier », s’amuse le jeune homme, enthousiaste devant sa nouvelle mission : trouver des solutions à leurs besoins concrets. C’est donc lui qui fait office « de concierge de quartier ».
Il n’effectue pas lui-même les services qu’il propose, il fait appel à des prestataires locaux. « Nous avons noué des partenariats avec 80 artisans et commerçants toulousains, du producteur de café au laveur de voitures, avec lesquels nous avons négocié des tarifs avantageux », explique Marie Meganck, directrice de la Conciergerie Solidaire Occitanie. Ainsi, les pantalons déposés pour refaire des ourlets seront confiés à l’atelier “Toulouse Espace Couture”, situé au Mirail. Quant aux chemises devant être nettoyées, elles partiront dans un pressing, route de Narbonne.
Une vocation sociale
« C’est une réelle volonté », précise la directrice. Car, au-delà des services rendus, la Conciergerie Solidaire s’est donné pour objectif de sensibiliser les bénéficiaires à la consommation responsable. « Nous proposons de réparer, de raccommoder et de réutiliser plutôt que d’acheter », poursuit Marie Meganck. De même, les services et produits recherchés seront bio, locaux et de saison.
Un concept qui commence à séduire les habitants du quartier, de plus en plus nombreux à pousser la porte de la Conciergerie Solidaire, située sur la Piste des Géants (en face du Auchan). « Le bouche-à-oreille fonctionne bien », constate Tom Weissenborn. Ils y découvrent alors un lieu d’échange, où ils peuvent se rencontrer, se retrouver, participer ensemble à l’animation du quartier. C’est une autre dimension du projet : « Mon rôle est aussi de faciliter le rapprochement des gens et de leur proposer des activités durant lesquelles ils pourront créer du lien social », ajoute le concierge. Au programme : des ateliers, des repas partagés, des soirées, des expositions d’œuvres réalisées par les habitants du quartier, des balades, des jeux…
Une mission d’insertion
Une palette d’animations et de services accessible sur abonnement. Grâce au partenariat passé avec CDC Habitat, les locataires du bailleur social en bénéficient gratuitement, l’opérateur prenant en charge la totalité du forfait. Tout comme les salariés de l’entreprise Mercator Ocean, selon le même principe. Pour les autres, il faudra s’acquitter d’un abonnement de 4 euros par mois, ou 40€ par an.
« Une somme modique, car nous recherchons seulement l’équilibre financier pour pouvoir fonctionner. Nous ne sommes pas là pour faire de l’argent », affirme Marie Meganck. En effet, la Conciergerie Solidaire est une entreprise d’insertion, avec pour vocation le retour à l’emploi de personnes éloignées du marché du travail ou en situation de handicap. C’est le cas de Tom Weissenborn. Après avoir été phytothérapeute et avoir enchaîné les petits boulots, il voit là l’opportunité de se stabiliser : « Je cherchais un emploi polyvalent, qui pourrait me permettre de mettre un pied dans le milieu de l’animation, c’était donc le travail idéal pour moi ! »















