À Toulouse, le CHU est confronté à un manque de donneurs de gamètes. Le bus #FaitesDesParents a fait étape à Blagnac ce mercredi 7 octobre pour informer sur le don d’ovocytes et de spermatozoïdes et répondre aux questions du public.
Le bus #FaitesDesParents s’est installé ce mercredi 7 octobre devant le centre commercial Klépierre, à Blagnac. Jusqu’à 19h, les professionnels du centre de don du CHU de Toulouse répondent aux questions du public sur le don d’ovocytes et de spermatozoïdes, cinq ans après la loi bioéthique de 2021, qui a notamment ouvert l’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes et aux femmes non mariées.
L’objectif : sensibiliser et recruter de nouveaux donneurs, trop peu nombreux face à des listes d’attente importantes. Fin 2025, plus de 8 700 personnes espéraient un don de spermatozoïdes en France et près de 2 650 un don d’ovocytes.
Une forte adhésion, mais peu de passages à l’acte
Le baromètre 2026 de l’Agence de la biomédecine montre pourtant que le don de gamètes est largement accepté. 76% des Français interrogés déclarent y être favorables. Dans le même temps, seuls 11% des personnes en âge de donner disent envisager concrètement de le faire.
L’Occitanie affiche une proportion encore plus élevée de personnes favorables, avec 81%. Mais cette adhésion ne s’accompagne pas nécessairement d’une bonne connaissance du sujet. Seuls 37% des habitants interrogés estiment disposer de suffisamment d’informations sur le don.
Pour l’Agence de la biomédecine, ce manque d’information constitue l’un des éléments pouvant expliquer le faible nombre de candidats. « 43% des répondants estiment d’ailleurs qu’un meilleur accès à l’information pourrait les convaincre de s’engager concrètement », indique le baromètre.
Les données disponibles en Occitanie donnent une idée de la mobilisation actuelle. En 2024, 47 femmes ont donné leurs ovocytes dans la région, contre 66 en 2023. Du côté des spermatozoïdes, 68 donneurs ont été recensés, contre 38 en 2023.
Les conditions pour donner à Toulouse
C’est notamment pour apporter des réponses pratiques que les équipes toulousaines sont présentes à Blagnac. Des associations de patients, des donneurs et des personnes ayant bénéficié d’un don également participent aux échanges. Les visiteurs qui souhaitent poursuivre la démarche peuvent prendre rendez-vous directement avec les professionnels du centre de don du CHU de Toulouse. Pour les femmes, le don est possible de 18 à 37 ans inclus. Pour les hommes, l’âge requis va de 18 à 44 ans inclus. Dans les deux cas, il faut être en bonne santé.
Depuis la réforme de 2021, les règles concernant l’accès aux informations sur les donneurs ont également évolué. À leur majorité, les personnes nées grâce à un don peuvent demander à connaître l’identité de leur donneur ou donneuse et accéder à certaines données non identifiantes, si elles le souhaitent.
La campagne #FaitesDesParents se poursuit jusqu’au 14 octobre dans 10 villes françaises disposant d’un centre de don. Blagnac est la première du parcours.















