EXCLUSIF. Un incendie a éclaté mardi en fin d’après-midi au collège Léonard-de-Vinci, à Tournefeuille, près de Toulouse. Parti d’une haie de résineux, le feu a endommagé des salles de classe. De gros dégâts et un très jeune suspect âgé de quatorze ans, identifié et arrêté par la police.
« Je n’imaginais pas les dégâts, ni les risques… » Ce vendredi 9 octobre après-midi, un jeune étudiant en BTS, 18 ans depuis trois semaines, comparaît devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Jeudi matin, il a mis le feu à des poubelles devant le lycée Gisèle-Alimi à Toulouse.
Rapidement arrêté par les CRS, ce garçon au regard d’enfant ne sait plus comment s’excuser. « Je n’imaginais pas les risques », admet le manifestant paniqué à l’idée de partir en détention. Il a finalement été condamné à 140 heures de travail d’intérêt général et à une interdiction de manifester sous les yeux inquiets de ses parents.
Des classes ont été impactées
Deux étages au-dessus, un autre garçon est présenté au même moment au parquet mineur. Lui a seulement 14 ans et pas encore l’âge de fréquenter les classes supérieures ! Solidarité avec les lycéens ou simplement une très mauvaise idée ? Ce mineur est accusé d’avoir mis le feu à une haie de résineux qui entoure le collège Léonard-de-Vinci, à Tournefeuille, près de Toulouse.
Les sapinettes se sont enflammées comme une boîte d’allumettes. Le feu a vite pris de l’ampleur. Lorsque les premières équipes de pompiers sont arrivées sur place, un bâtiment abritant des classes était déjà sérieusement endommagé. « Un compteur à gaz a fondu sous les effets de la chaleur. Heureusement, l’alimentation avait été coupée avant… », souligne un membre des secours.
Des représentants du conseil départemental et le préfet de région Fabrice Rigoulet-Roze se sont déplacés, contents de souligner la rapide évacuation des élèves et du personnel, surtout l’absence de blessés. En parallèle, les services de police réalisaient déjà les premières investigations. L’enquête a été confiée par le parquet de Toulouse à la brigade des atteintes aux biens de la division de la criminalité territoriale. Des enquêteurs habitués à gérer les dossiers concernant les incendies criminels, qui ont vite remonté témoignages et pistes.
Pas de revendication
Et un tout jeune suspect, mineur, élève en classe de 4e, a été convoqué ce vendredi matin au commissariat central. Il a reconnu devant les policiers être à l’origine de l’incendie lors de sa courte garde à vue ce vendredi. Pour quels motifs ? Ils restent à préciser, mais le lien avec le mouvement actuel paraît très lointain. « Ils mettent le feu mais ne pensent pas aux conséquences », confie un enquêteur.
Au lycée Rolland-Garros, au nord de Toulouse, l’entrée toute neuve, détruite par l’incendie et qui avait coûté un million d’euros, va devoir être reconstruite. Les enquêteurs ont, là aussi, vite identifié deux suspects de 15 et 16 ans. Deux jeunes lycéens pas très à l’aise au moment d’expliquer leurs gestes aux conséquences destructrices.
Ce vendredi après-midi, le jeune suspect a été présenté au parquet des mineurs, au palais de justice de Toulouse. La décision de poursuite n’est pas connue.













