Cinq mois après le vol de près de 900 000 euros en lingots et pièces d’or au préjudice d’un retraité toulousain de 78 ans, l’enquête connaît une nouvelle avancée. Trois hommes de 21, 22 et 33 ans doivent être présentés à la justice ce jeudi 8 octobre à Toulouse.
Près de cinq mois après la spectaculaire escroquerie qui avait coûté quelque 900 000 euros en or à un retraité toulousain, l’enquête vient de connaître une nouvelle accélération. Quatre hommes ont été interpellés en début de semaine, à Toulouse et à Limoges. Trois d’entre eux, âgés de 21, 22 et 33 ans, doivent être déférés ce jeudi matin devant la justice toulousaine en vue de leur mise en examen. Le quatrième a été mis hors de cause.
Selon une source bien informée du dossier, la quasi-totalité des membres du réseau impliqué dans cette escroquerie serait désormais interpellée. Les trois hommes présentés à la justice sont connus des services de police, notamment pour des faits d’escroquerie.
L’affaire avait débuté au printemps, lorsqu’un retraité de 78 ans, domicilié dans le quartier du Palais-de-Justice, à Toulouse, avait été convaincu par un interlocuteur se présentant comme un procureur de mettre ses économies à l’abri. Persuadé que son patrimoine était menacé, il avait vidé son coffre bancaire puis remis des lingots et des pièces d’or à un faux coursier. Le butin, évalué à environ 900 000 euros, s’était ensuite volatilisé.
Où est passé le magot ?
Une première série d’interpellations avait rapidement permis de mettre la main sur plusieurs jeunes soupçonnés d’avoir tenu les rôles les plus exposés : coursier, guetteur ou intermédiaire. Les investigations se sont depuis attachées à remonter au-delà de ces exécutants, jusqu’aux personnes chargées de faire circuler l’or et d’organiser les différentes étapes de l’opération.
Parmi les trois suspects déférés jeudi, l’un aurait ainsi été identifié comme l’un des coursiers utilisés par le réseau. Un autre est soupçonné d’avoir accueilli ou fait transiter une partie de l’or dérobé. Le rôle précis du troisième reste plus difficile à cerner : il aurait néanmoins apporté une aide ponctuelle à l’organisation.
Au fil des mois, l’enquête a surtout fait apparaître que le dossier toulousain ne constituait probablement pas un épisode isolé. Les enquêteurs soupçonnent la même organisation d’être impliquée dans une dizaine d’escroqueries reposant sur des méthodes similaires à travers la France. Les escrocs identifiaient des victimes disposant d’un patrimoine important, généralement âgées, puis installaient un climat d’urgence en empruntant l’identité ou l’autorité d’un magistrat, d’un policier ou d’un enquêteur.
Cette nouvelle vague d’interpellations permet aux enquêteurs de reconstituer le parcours des lingots d’or après leur remise aux escrocs. Reste une inconnue de taille : le trésor du retraité. Plusieurs mois après les faits, les lingots et les pièces d’or représentant près de 900 000 euros n’ont toujours pas été retrouvés.
















