À Quint-Fonsegrives (Haute-Garonne), Noélie Savoyen fait partie des grands gagnants du concours national « Astronaute d’un jour » organisé par le CNES et le ministère de l’Éducation nationale et orchestré par son enseignant de physique-chimie.
« Je ne m’attendais pas du tout à aller aussi loin« . Après un an d’épreuves de physique, d’anglais, de logique et de sport, Noélie Savoyen, élève en quatrième au collège Elisabeth-Badinter de Quint-Fonsegrives a remporté le gros lot : un vol parabolique. Cette expérience, organisée à l’aéroport Bordeaux Mérignac , consiste à recréer l’apesanteur que connaissent les astronautes dans l’espace , en laissant tomber un avion pendant quelques instants.
Parmi les 2.800 élèves venus de toute la France pour participer au concours national « Astronaute d’un jour », la jeune fille de 14 ans l’a rejoint un peu par hasard. « Notre professeur de physique-chimie nous a proposé et, avec un groupe d’amis, on s’est dit ‘pourquoi pas essayer’ mais on n’avait pas beaucoup d’espoir« , se souvient-elle.
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Vol parabolique en vue
Orchestré par le CNES (Centre national d’études spatiales) et le ministère de l’Éducation nationale, ce concours vise à mettre les élèves dans la peau de futurs astronautes par des épreuves théoriques et sportives. Déchiffrer un signal venu de l’espace, lister des objets à emporter en cas de crash, traduire des textes en anglais… les épreuves diverses ont occupé l’année de Noélie.
C’est Florian Amelinck, son enseignant de physique-chimie, qui a choisi d’inscrire l’établissement à l’aventure. « Je suis passionné par l’espace et l’astrophysique et j’ai fait un vol parabolique il y a trois ans, explique-t-il. C’était important de leur rendre facilement accessible cette expérience car ça coûte très cher« . Dans l’espoir de remporter le vol, la moitié de ses élèves de quatrième se sont alors portés volontaires pour participer au concours.
Après plusieurs mois, ce que retient la jeune fille est avant tout la cohésion d’équipe pendant les épreuves. Dès le premier jour, elle a travaillé dans un groupe avec des élèves de toute la France, avec qui elle échangeait par chat. « C’était assez drôle, on ne connaissait personne et on devait avoir un fort esprit d’équipe« , explique-t-elle. Sa partie préférée ? La finale sportive au CREPS (Centre de ressources d’expertise et de performance sportive) de Toulouse. « On a enfin rencontré les autres élèves. Je ne savais pas à quoi m’attendre mais tout le monde s’encourageait et était très bienveillant, c’était chouette.«
Une manière d’apprendre autrement
Pour Florian Amelinck, c’est une grande fierté. Si Noélie est la grande gagnante, tous les élèves ont participé assidument. « Ça a très très bien marché, ils ont joué le jeu jusqu’au bout, je suis très content d’eux et si ça se reproduit, j’espère que les prochains élèves seront aussi motivés« , sourit l’enseignant.
Pour lui, c’est une manière d’apprendre autrement. « Ça sort un peu des évaluations ordinaires. Ils étaient en équipe donc ça travaillait beaucoup de notions psychosociales, comme on dit dans le jargon de l’Education nationale.«
Une compétition qui a aussi réconcilié Noélie avec la physique-chimie. Avant son inscription, elle n’aimait pas du tout cette matière : « Je trouvais ça très difficile. Je ne vais toujours pas dire que j’aime la physique mais au moins c’était ludique« , explique-t-elle en souriant. Alors, quelques jours avant le grand vol, l’étudiante a hâte de tester l’apesanteur spatiale : « Je ne suis pas du tout stressée. le plus gros est fait et il n’y a plus rien à penser. Ça va être une super expérience avec des personnes que je n’aurais jamais rencontré dans la vie de tous les jours.«
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