Dans la nuit du 26 au 27 juillet, un braquage au véhicule-bélier a ciblé la Brasserie Générale à Balma, causant d’importants dégâts pour un butin estimé à seulement 1 500 euros. Un camion de 38 tonnes volé a percuté la verrière du restaurant. Malgré l’incident, l’établissement continue de fonctionner. L’auteur est en fuite et une enquête est en cours.
Un poids lourd encastré dans une vitrine, des milliers d’euros de dégâts pour un maigre butin. Un improbable cambriolage a eu lieu près de Toulouse. Tout commence dans la nuit du 26 au 27 juillet, lorsqu’un braquage à la voiture-bélier vise la Brasserie Générale, à Balma. Vers 23 heures, un camion de 38 tonnes, déclaré volé, percute à plusieurs reprises la verrière du restaurant situé dans la zone industrielle de la commune. Un seul individu est aperçu au volant sur les images de vidéosurveillance. Le butin est estimé à seulement 1 500 euros. Tout ça pour ça.
Ce mardi 28 juillet, malgré les dégâts, les salariés de la Brasserie Générale préparent le service du midi. Jean-François Anton, chef cuisinier de l’établissement, a été le premier à découvrir les lieux le lendemain du cambriolage. « Je suis arrivé à 7 h 45 et j’ai vu la baie vitrée enfoncée », se rappelle-t-il, encore désarçonné. En pénétrant dans le restaurant, il a désactivé l’alarme et a constaté qu’il n’y avait plus la caisse. « C’est incompréhensible, ils n’ont même pas pris le coffre-fort. Rien n’est sensé dans cette histoire. »
Selon lui, aucun établissement voisin n’était ouvert au moment des faits et aucun témoin n’a, pour l’heure, été identifié. » C’est beaucoup de dégâts pour nous pour au final un gain minime pour le cambrioleur. »
« Le braquage a duré 20 minutes »
Prévenu par son chef cuisinier, Pierre Salvans, le gérant de l’établissement, se rend immédiatement sur place. Après avoir visionné les images de vidéosurveillance, il reconstitue le déroulement des faits : « Le braquage a duré 20 minutes. La caméra a été déclenchée à 22 h 45 et l’individu s’en va à 23 h 01, il a passé à peu près 30 secondes à l’intérieur du restaurant. Il a pris du temps à manœuvrer. Il met quinze minutes pour positionner le camion, il tape trois fois dans la verrière pour arriver à rentrer. » Le dirigeant peine encore à comprendre le mobile du cambriolage : « La personne n’a quasiment rien volé : le tiroir-caisse et trois bouteilles d’alcool dont une qu’il a explosée à l’extérieur. C’est totalement fou. Les gendarmes n’en revenaient pas, moi non plus. »

Malgré les importants dégâts, la Brasserie Générale continue d’assurer ses services en adaptant son fonctionnement. « On a condamné la pièce du fond par sécurité, là où la baie vitrée est enfoncée. Toute la structure a été impactée, j’ai préféré sécuriser cette zone. En revanche, on assure quand même le service dans la salle à côté du bar et sur la terrasse extérieure. La vie du restaurant continue », assure Pierre Salvans.

L’auteur des faits est toujours en fuite. Une enquête a été ouverte. La compagnie de gendarmerie de Toulouse Saint-Michel mène des investigations. Le ou les suspects voulaient-ils vraiment la caisse du commerce ou souhaitaient-ils, avant tout, dégrader le magasin ? À ce stade, aucune hypothèse n’est écartée. Des vérifications sont en cours.















