Venue acheter quelques produits dans une parapharmacie, une Toulousaine affirme avoir été retenue pendant une demi-heure après avoir été soupçonnée à tort de vol. Les agents de sécurité ont finalement reconnu leur erreur après avoir consulté les images de vidéosurveillance.
Comment passer d’une simple séance de courses à une expérience particulièrement désagréable. C’est ce qu’a vécu Sophie*, une Toulousaine de 47 ans, lundi en fin d’après-midi à la parapharmacie Lafayette, située boulevard de Strasbourg. Venue acheter quelques produits après avoir fait des emplettes dans d’autres commerces voisins, elle affirme avoir été retenue pendant une demi-heure par des agents de sécurité qui la soupçonnaient, à tort, d’avoir volé deux boîtes de thé.
« J’avais fait des courses chez Biocoop puis chez Normal avant d’entrer à la parapharmacie », raconte-t-elle. Dans un sac en tissu, elle transporte notamment deux boîtes de thé achetées quelques minutes plus tôt. Dans son sac à dos, elle range les produits achetés dans la parapharmacie. À la sortie des caisses, un agent de sécurité lui demande alors d’ouvrir son sac de courses.
« Le vigile a plongé la main dans mon sac »
« Je l’ai ouvert immédiatement. Mais là, il s’est permis de prendre les deux boîtes de thé en me disant : ‘Madame, ça, ça vient d’ici' », raconte Stéphanie. Le problème : elle ne dispose d’aucun ticket de caisse pour prouver ses achats, ceux-ci n’ayant pas été demandés lors de son passage en caisse.
Selon son récit, malgré ses explications, l’agent reste persuadé qu’elle a dérobé les produits. Deux autres vigiles auraient alors rejoint leur collègue. « Je leur ai expliqué que j’avais fait mes courses ailleurs, qu’il n’y avait personne à l’entrée quand je suis arrivée et que je n’avais rien caché. On m’a répondu que j’aurais dû présenter mes sacs à l’entrée ou à la caisse. Mais quand j’ai pénétré dans le magasin, il n’y avait aucun agent de sécurité à l’entrée », affirme-t-elle.
La Toulousaine affirme avoir été retenue près de trente minutes à proximité immédiate des caisses, sous le regard des autres clients. « J’étais devant tout le monde. Je n’ai même pas été mise à l’écart. J’étais soupçonnée d’avoir volé deux boîtes de thé », raconte-t-elle.
La vidéosurveillance finit par l’innocenter
Face à la situation, Stéphanie demande aux agents de consulter les images de vidéosurveillance. Après plusieurs minutes d’attente, les vigiles reconnaissent finalement leur erreur. « Ils ont vu que je n’étais jamais allée dans le rayon du thé. Ils se sont excusés et m’ont laissée partir », explique-t-elle.
Mais pour cette habituée du magasin, le mal est fait. « Je suis partie en pleurs. J’étais effondrée. J’ai été traitée comme une délinquante alors que je n’avais rien fait », confie-t-elle.
Encore marquée par cet épisode, elle dit désormais hésiter à retourner dans ce type de commerce avec des achats effectués auparavant dans d’autres enseignes. « Ce qui m’inquiète, c’est que ça peut arriver à n’importe qui. Aujourd’hui, on nous encourage à ne plus demander de tickets de caisse papier. Mais quand il faut prouver sa bonne foi, cela peut vite devenir compliqué », estime-t-elle.
Le groupe conteste une partie du récit
Contacté par La Dépêche du Midi, la parapharmacie confirme qu’un contrôle a bien eu lieu mais conteste certains éléments du récit.
Selon cette version, l’agent de sécurité a constaté la présence de deux boîtes de thé dans les effets personnels de la cliente. En l’absence de preuve d’achat immédiate et alors que ses sacs n’auraient pas été présentés à l’entrée du magasin conformément aux consignes affichées, une vérification a été engagée.
Le groupe assure qu' »à aucun moment » la cliente n’a été accusée de vol. Il indique également que les images de vidéosurveillance, consultées à la demande de cette dernière, ont permis de confirmer qu’elle ne s’était pas rendue dans le rayon concerné. Des excuses lui auraient ensuite été présentées pour le désagrément occasionné.
Hygie31 affirme enfin ne pas remettre en cause « le ressenti » de la cliente et estime que la vérification a été réalisée « dans le calme » et dans le respect de ses droits.
*Nom d’emprunt












