Pour instaurer toujours plus de rythme dans les rencontres, les instances du rugby français ont décidé de réduire le temps accordé aux buteurs lors des pénalités et transformations. Alors qu’ils disposaient auparavant d’une minute, ils n’ont plus que 45 secondes. Une nouveauté qui fait du bruit.
Cette nouvelle mesure ne passe pas auprès de tous. Depuis cette saison, les buteurs de Top 14 et de Pro D2 ont moins de temps pour taper. Alors qu’ils disposaient depuis trois ans d’une minute pour les pénalités et les transformations, ils n’ont désormais plus que 45 secondes pour essayer de faire passer la balle entre les poteaux.
Mais, en ce début de saison, cette réduction de quinze secondes ne fait pas l’unanimité. Thomas Ramos a notamment affiché son scepticisme au micro de Canal+ après la large victoire 48-12 du Stade Toulousain contre Bordeaux dimanche soir. L’arrière a été l’auteur d’un 0 sur 3 dans ses tentatives, une performance rarissime pour un buteur de sa trempe. « Mon point de vue, c’est qu’une minute sur les transformations c’était très bien. Moi qui joue à l’arrière, si l’essai est à l’opposé, il ne te reste pas beaucoup de temps. Bon, je ne vais pas me trouver d’excuses sur ça ce soir, quand tu fais zéro sur trois, il faut savoir laisser le tee de côté, le donner à Romain [Ntamack] et il a assuré de ce côté-là. »
Ce que le Haut-Garonnais regrette avant tout, c’est que cette nouveauté a été mise en place sans sonder les principaux concernés : « Ce serait bien que sur des décisions comme ça on puisse échanger avec les acteurs. On n’est pas trop consulté donc c’est dommage. Je pense que la majorité des buteurs auraient plutôt voté pour une minute et que ça reste comme ça. »
Prime aux buteurs aux routines courtes
Thomas Ramos n’est en effet pas le seul impacté par ce changement. D’autres buteurs pourtant référencés rencontrent des problèmes dans le domaine. C’est le cas par exemple de Melvyn Jaminet et d’Antoine Hastoy, tous deux en difficulté lors du match entre Toulon et La Rochelle samedi dernier. L’arrière du RCT a réalisé un surprenant deux sur cinq face aux poteaux quand le Rochelais a passé quatre de ses sept tentatives, avec des coups de pied qui semblaient dans leurs cordes. Une performance éloignée de leurs standards habituels puisque chacun d’eux tourne à plus de 80% de réussite en carrière.
Il faut tout de même noter que tous ne sont pas impactés de la même manière. Ceux qui le sont davantage sont bien entendu les joueurs qui possèdent une routine plus longue. Le Palois Joe Simmonds (15 sur 15) ou encore le Parisien Louis Carbonel (7 sur 7) affichent un taux de réussite de 100% dans leurs transformations après les deux premières journées.













