Lors des élections sénatoriales, qui auront lieu le 27 septembre, quatre sièges sont à pourvoir dans l’Hérault. Pour les briguer, 13 listes et 78 candidats. Voici les forces en présence avant le vote des grands électeurs.
13 listes pour quatre sièges. Dans l’Hérault, les grands électeurs sont appelés à désigner les quatre sénateurs pour les six prochaines années lors des élections sénatoriales du 27 septembre prochain. En effet, le département fait partie des neuf territoires d’Occitanie concernés par ce renouvellement. Celui-ci se jouera dans un paysage politique local particulièrement éclaté, dans lequel les pronostics seraient hasardeux.
Avant même le vote, deux sièges sont assurés de changer de titulaire. Christian Bilhac (PRG) et Henri Cabanel (ex-PS) ne se représentent pas. Les deux autres sortants, Hussein Bourgi (PS) et Jean-Pierre Grand (Horizons), sont candidats à leur réélection. À leurs côtés, 11 autres listes ont déposé leur candidature en préfecture, soit 13 au total : par dissidence ou à la suite de tentatives d’alliances avortées, le nombre de prétendants au Sénat laisse la porte ouverte à de nombreux scenarii.
Une gauche particulièrement dispersée
Hussein Bourgi repart avec une liste d’union associant le Parti socialiste, le Parti communiste français et Place publique. “Pour l’Hérault ! Pour la France !” place Julie Frêche, élue à Montpellier et vice-présidente de la Métropole, en deuxième position.
Mais le socialiste sortant devra composer avec plusieurs candidatures à gauche. Aurélien Manenc, maire de Lunas-les-Châteaux, conduit “Territoires d’Hérault unis et solidaires”. Sa liste comprend plusieurs élus départementaux, dont Kléber Mesquida, président du Département, en cinquième position, non éligible mais en soutien de poids.
Soutien qu’il n’a, naturellement pas amené à Audrey Imbert, conseillère départementale de Mèze, à qui il a retiré sa délégation (Hérault Énergies) suite à sa candidature dissidente aux Sénatoriales. Elle se présente donc “sans étiquette”.
Florence Brutus, vice-présidente de la Région Occitanie, mène de son côté une liste classée divers gauche. Elle avait déjà participé aux Sénatoriales de 2020 aux côtés du sénateur sortant Christian Bilhac, auquel elle espère succéder dans 15 jours.
Les Écologistes, eux, présentent leur propre liste avec Agnès Gizard-Carlin, élue municipale à Pézenas. Tandis que La France Insoumise est représentée par Alexia Laforge, conseillère municipale à Castelnau-le-Lez, avec une liste dont l’objectif est de porter le programme du Nouveau Front Populaire.
Plusieurs candidats également pour la droite et le centre
Jean-Pierre Grand, seul représentant actuel de la droite héraultaise au Sénat, sollicite un nouveau mandat. L’ancien maire de Castelnau-le-Lez conduit une liste classée divers centre, avec Patricia Mirallès, ancienne députée et secrétaire d’État, en deuxième position.
Face à lui, Joseph Francis revient dans la course après sa candidature de 2020. Sa liste divers droite rassemble notamment plusieurs maires du département, dont Jean-Pierre Rico, de Pérols, et Paulette Gougeon, de Lunel. Mais aussi Alain Berthet, avocat, investi par les Républicains à la tête de “La Droite républicaine pour l’Hérault”.
Malik Hamadache, ancien joueur professionnel de rugby et président de Provale, conduit quant à lui une autre liste divers droite et entend bien jouer les trouble-fêtes. Tout comme Amaury Fretay, élu municipal à Valflaunès, qui mène une liste classée divers centre.
Le RN, Reconquête et une liste sans étiquette complètent le scrutin
À gauche, comme à droite et au centre, les candidats arrivent donc au scrutin en ordre dispersé. Ce que n’a pas manqué de relever le Rassemblement national, qui sera représenté dans l’Hérault par Manon Bouquin. En embuscade, la députée de la quatrième circonscription conduit la liste “Au service des communes pour défendre l’Hérault”. Reconquête sera également présent avec Romain Arnould, tête de la liste “La Droite héraultaise”.
Dans l’Hérault, les quatre sièges étant attribués à la proportionnelle, en un seul tour, le résultat dépendra donc directement de la répartition des suffrages entre ces 13 candidatures. Avec deux sénateurs sortants qui ne repartent pas et plusieurs listes issues des mêmes familles politiques, le scrutin reste totalement ouvert.

















