Le parquet de Toulouse annonce que le siège social du concessionnaire Atosca a été perquisitionné lundi 11 mai à Puylaurens (Tarn). La justice cherche à détailler les responsabilités dans l’affaire des dépassements d’emprise du chantier.
Nouveau rebondissement dans le feuilleton de l’A69. Le parquet de Toulouse annonce ce mardi 12 mai que plusieurs perquisitions ont eu lieu lundi 11 mai au siège social du concessionnaire Atosca à Puylaurens (Tarn), mais aussi dans une base de vie des ouvriers de la future autoroute Toulouse-Castres.
Une vingtaine d’inspecteurs de l’environnement et des gendarmes ont saisi du matériel informatique, des supports numériques, et d’autres documents. Les militaires et les inspecteurs de l’OFB (Office Français de la Biodiversité) veulent préciser l’implication de différents intervenants, dans les dépassements de chantier constatés.
Le lièvre est soulevé en décembre dernier par France Nature Environnement. L’association porte plainte, car les ouvriers se sont installés sur des terrains où ils n’auraient pas dû, pour construire l’autoroute. Et ce alors que le périmètre est strictement limité par un arrêté préfectoral.
86 hectares utilisés illégalement
L’enquête montre rapidement qu’Atosca dépasse les bornes au sens propre : 86 hectares utilisés sans autorisation, soit 20% de trop. Et en plus sur cet espace, 20 hectares devaient être utilisés par des mesures de compensation, c’est à dire pour replanter des arbres.
Malgré les mises en demeure des préfets du Tarn et de Haute-Garonne, Atosca continue de positionner pendant plusieurs semaines ses engins de chantier sur ces parcelles. Mais depuis le mois de mars le concessionnaire indique être dans une phase de régularisation. En parallèle, depuis le 4 mai une consultation publique lancée par le préfet du Tarn est en cours pour régulariser les débordements du chantier de l’A69. La consultation est ouverte jusqu’au 24 mai.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555

















