Le mardi 7 juillet 2026, la 4e étape du Tour de France 2026 reliera Carcassonne à Foix sur 181,9 kilomètres à travers l’Aude et l’Ariège. Deux départements, une dizaine de cols et des dizaines de communes verront leur circulation totalement interrompue pendant de longues heures, depuis la matinée jusqu’en milieu d’après-midi selon les secteurs. Pour les habitants et visiteurs des zones traversées, il sera impératif d’anticiper les déplacements.
Carcassonne, ville de départ pour la 14e fois
La journée commence tôt pour les Carcassonnais. Dès 9 heures, les restrictions de circulation et de stationnement entreront en vigueur dans le secteur du départ, pour ne se lever qu’autour de 16 heures. Un village départ sera installé sur le square André Chénier et l’avenue du Général de Gaulle, avec des animations gratuites accessibles jusqu’au départ réel prévu à 13h10.
Le peloton s’élancera depuis les allées de la Bastide, au niveau du Portail des Jacobins, avant d’emprunter le square Gambetta, le pont Neuf et l’avenue du Général Leclerc en direction de la Cité médiévale. Après un passage symbolique sous les remparts classés à l’Unesco, les coureurs fileront par la route de Narbonne vers Trèbes, puis reprendront la D3 vers l’intérieur des terres. Carcassonne, qui accueille la Grande Boucle pour la 14e fois de son histoire, entretient avec le Tour un lien durable que Christian Prudhomme lui-même rappelle volontiers : la cité reste incontournable sur la grande route entre les Pyrénées et les Alpes.
Val-de-Dagne, Lagrasse et les routes du Pays cathare
Sorti de l’agglomération, le peloton s’enfoncera dans les paysages viticoles des Corbières. Les communes de Fontiès-d’Aude, Monze, Pradelles-en-Val, Serviès-en-Val et Lagrasse se trouveront sur le tracé entre 13h27 et 13h58, ce qui implique une interruption complète de la circulation dans les deux sens environ trois heures avant chaque passage.
Le parcours se poursuivra avec Mouthoumet, Albières et Arques (vers 14h56), puis descendra vers Couiza (15h09) et Espéraza (15h13) en longeant la haute vallée de l’Aude dans des gorges encaissées au décor spectaculaire, où la route étroite laissera peu de place au public.
Quillan, le col de Coudons et la bascule ariégeoise
À Quillan, attendu vers 15h20, un sprint intermédiaire animera la course. Mais l’essentiel se jouera quelques kilomètres plus loin, car c’est là que débutera la vraie difficulté audoise : le col de Coudons, seule ascension de 2e catégorie dans l’Aude, avec 10,7 kilomètres à 5,5 % de moyenne pour un sommet à 883 mètres.
Le peloton devrait l’atteindre vers 15h44, et les routes d’accès seront fermées bien avant ce créneau, comme c’est la règle sur l’ensemble du tracé. Après la descente et la traversée du plateau d’Espezel, les coureurs franchiront la frontière ariégeoise au col de la Croix des Morts (898 m), peu après le 125e kilomètre, aux alentours de 16h08, avant de plonger vers Bélesta et les contreforts du massif de Montségur.
Col de Montségur et arrivée au château de Foix
À partir de là, les restrictions s’appliqueront sur l’ensemble des routes ariégeoises, depuis la D16 jusqu’à la D1 qui mène à Foix. Le col de Montségur (1 059 m), situé à 34 kilomètres de l’arrivée, sera franchi vers 16h41 : c’est là que s’opérera le vrai sélectif de la journée, d’autant que la descente qui suit est technique et rapide, ce qui favorise les coureurs offensifs.
Montferrier, Lavelanet (vers 16h52) et Roquefort-les-Cascades jalonneront ensuite la route avant l’entrée dans Foix par la D117, où les premiers coureurs sont attendus vers 17h23 au pied du château médiéval. Pour une ville de 10 000 habitants, c’est un événement d’une rare ampleur, puisque les hébergements dans un rayon de trente kilomètres se remplissent déjà.
Reste à trouver une bonne place au bord des routes ariégeoises : le Tour à Foix, ça ne se rate pas.













