Les avocats de Cédric Jubillar ont informé la justice que leur client reconnaissait désormais sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine, a indiqué à la presse ce mercredi 8 juillet la cour d’appel de Toulouse (Haute-Garonne).
« Par un courriel reçu dans la soirée du 7 juillet, l’avocat de Cédric Jubillar a confirmé les informations communiquées lors de leur conférence de presse », a déclaré dans un communiqué la première présidente de la cour d’appel de Toulouse Chantal Ferreira.
Lundi, les avocats Pierre et Guy Debuisson ont révélé l’existence d’une lettre dans laquelle Cédric Jubillar admet pour la première fois avoir tué sa femme Delphine, une infirmière de 33 ans, disparue en décembre 2020 dans le Tarn.
Jusque-là, et durant son procès en 2025, il avait toujours nié toute implication dans la disparition de sa femme. La cour d’assises du Tarn l’avait toutefois condamné à 30 ans de réclusion criminelle.
Cédric Jubillar prêt à coopérer avec la justice ?
La présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne, ou une magistrate qu’elle désignera, peut désormais « ordonner des investigations et des auditions complémentaires », précise le communiqué.
La cour d’appel a pris acte que Cédric Jubillar « réservait les détails des faits à la justice et était prêt à fournir toutes les précisions nécessaires, notamment sur la localisation du corps ».
Mardi, la présidente de la cour d’appel avait dit que la justice comptait « agir rapidement » et « procéder à tous les actes qui seraient utiles à la manifestation de la vérité ».
La cour d’appel n’a pas mentionné de convocation de Cédric Jubillar et rappelé que son procès était toujours programmé pour débuter le 21 septembre. S’il prononce des aveux détaillés devant les juges qui l’entendront, un supplément d’information pourra être ordonné et des recherches diligentées pour retrouver la dépouille.



















