Encore une fois, le trajet ferroviaire sur la ligne Paris-Limoges-Toulouse n’a pas été de tout repos pour les voyageurs. Le train de nuit a été bloqué, ce vendredi 17 juillet au matin, en gare de Brive avant de repartir sans prévenir, manquant de justesse de laisser des passagers sur le quai. L’arrivée est finalement prévue avec plus de six heures de retard en gare de Matabiau, en début d’après-midi. Les vacanciers sont déjà sur les rotules.
« Cette fois, c’est le pompon ! » Jeune père de famille, Léo se souviendra longtemps de ce début de vacances un brin chahuté. Habitué des voyages en train et des retards, il n’avait encore jamais vécu pareille expérience. Il nous raconte sa (longue) nuit à bord du Paris-Limoges-Toulouse.
« Au départ, tout était normal. On est partis de la gare de Paris-Austerlitz à 22 h 13 tapantes sans encombre. Le train est parti à l’heure sans problème et on a pu profiter de nos couchettes. »
« C’est quand le réveil, que j’avais programmé, a sonné que les choses se sont compliquées, ajoute-t-il. Je me suis réveillé à l’heure d’arrivée prévue, soit 6 h 44 à Toulouse, mais j’ai été surpris : le train était toujours en marche et visiblement loin de la gare Matabiau. Comme nous n’avons eu aucune annonce de la SNCF, je me suis géolocalisé sur mon téléphone et j’ai compris à ce moment-là qu’on était encore à Limoges… Le train a redémarré à petite allure et nous sommes finalement arrivés à Brive-la-Gaillarde vers 8 heures. Le convoi a été immobilisé et on est descendus sur le quai pour prendre l’air et se dégourdir. »
Vent de panique sur le quai
Mais l’arrêt s’est étiré. Tout juste si on a expliqué aux passagers les causes du retard : des arbres tombés sur les voies à la suite des violents orages qui s’étaient abattus dans la nuit sur le Lot.
« Quand ce ne sont pas des problèmes électriques, des soucis de clim ou de dilatation des rails, ce sont les aléas climatiques », ironise Léo. En tout cas, on a attendu deux longues heures, puis subitement, sans que personne ne nous prévienne, le train est reparti. Tout le monde a été surpris. C’était un peu la pagaille… voire la panique. Beaucoup de gens étaient allés acheter de quoi boire et manger dans la gare parce qu’il n’y avait plus rien dans le train, qui avait été dévalisé. Et tout le monde s’est mis à courir pour regagner son compartiment. Personnellement, j’étais avec ma fille de quatre mois dans le porte-bébé et j’ai dû sprinter pour attraper le train in extremis. Ma compagne a dû aller discuter avec le contrôleur pour qu’ils m’attendent, sinon le train partait sans nous. C’est ahurissant ! La sécurité des voyageurs n’était visiblement pas le souci de la SNCF. Le temps de se remettre de nos émotions, on nous a annoncé la prochaine étape, un arrêt prévu à Souillac, en espérant qu’on puisse continuer jusqu’à Toulouse. »
Aux dernières nouvelles, le convoi devrait enfin arriver autour de 12 h 30 ce vendredi. Les vacances (bien gagnées) vont pouvoir commencer !











