Alors qu’une enquête est en cours visant un ancien entraîneur du Nautic Club Nîmois, Olivier Pailloux évoque la mémoire de sa compagne Maevi Colomina et son engagement contre les violences sexuelles dans le sport.
Maevi Colomina, une nageuse installée à Toulouse depuis près d’une décennie, est décédée le mois dernier. Elle avait porté plainte contre son entraîneur qui l’avait violée enfant alors qu’elle s’entraînait au Nautic Club Nîmois. L’ancien coach a d’ailleurs été mis en examen, l’enquête est toujours en cours et son compagnon, Olivier Pailloux, a décidé de poursuivre son combat.
Un combat pour la justice
Olivier Pailloux explique que médiatiser l’affaire est un mal nécessaire pour mettre la pression sur la justice et les pouvoirs publics. Il souligne la lenteur de l’enquête : « On sait qu’elle a déposé plainte en novembre à Toulouse, le dossier est arrivé en mars sur Nîmes, enfin c’est long, six mois pour traverser un département au sein de la même région, c’est un petit peu long ».
L’impact du traumatisme sur le quotidien
Concernant le lien entre les agressions subies par sa compagne et son décès accidentel dans son sommeil à 41 ans, Olivier Pailloux précise : « Cette affaire est revenue il y a deux ans dans le cerveau et dans le cœur de ma vie, et depuis un an, suite à un accouchement aussi, puisque ça remue aussi. Cela fait un an que c’est vraiment au cœur de sa vie, de notre vie, et la dépression, la prise de médicaments, toutes ces choses-là font que… vous avez une vie qui est mise entre parenthèses et sa disparition est totalement liée à cette affaire ».
Dénoncer un système
Olivier Pailloux se constitue partie civile pour poursuivre ce combat, non seulement contre l’agresseur et les encadrants, mais aussi plus largement contre les violences sexuelles et sexistes. Il rappelle les chiffres alarmants dans le sport : « Un enfant sur sept va être agressé sexuellement, et quand on atteint le haut niveau, c’est un sur trois ». Il qualifie également l’affaire de « systémique et sérielle » et déplore que le caractère sériel n’ait pas été retenu, alors que l’agresseur présumé a agi pendant 25 ans.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555













