Dimanche soir, un individu masqué a braqué le Carrefour Express des Allées de Barcelone à Toulouse, emportant un butin évalué à 3 000 euros. Armé d’un couteau, il a menacé le caissier qui n’a opposé aucune résistance. Les images de vidéosurveillance pourraient aider à identifier le suspect. Les faits évoquent une récente série de braquages similaires.
« Un braquage ? Ici ? Ah non, je ne suis pas au courant. Ce matin, quand je suis arrivée, la caisse était comme d’habitude ». Soufflée par la nouvelle, cette employée du Carrefour Express des Allées de Barcelone, quartier des Amidonniers, à Toulouse, ferait presque douter le chaland de la véracité de son information. Et pourtant.
Le visage dissimulé par un masque chirurgical
Dimanche soir, « peu après 23 heures », selon nos informations, un individu a déboulé dans cette supérette de quartier dont l’enseigne lumineuse affiche vaillamment ses seize heures d’ouverture quotidiennes, « 8 heures-0 heures ».
C’est donc la recette de cette fin de week-end que convoitait l’inconnu, dont le visage était dissimulé derrière un masque chirurgical. Comment est-il arrivé sur place ? À pied ? À scooter ? À trottinette ? Mystère, pour l’heure.
« Un butin conséquent »
« Il était armé d’un couteau de cuisine et a menacé le caissier, qui n’a heureusement pas résisté », précise une source proche de l’enquête, après avoir auditionné l’employé choqué et son patron. Le butin avoisinerait les 3 000 euros, d’après nos sources. « C’est conséquent pour un braquage de ce type. D’habitude, c’est davantage de l’ordre de 200 ou 300 euros, dix fois moins », relève notre spécialiste.
En ce lundi matin, le calme règne le long du canal de Brienne. Quelques centaines de mètres en amont, le petit train touristique parti du Capitole toise l’ancienne manufacture des tabacs réhabilitée, après avoir longé les fortifications du Bazacle. Le rempart de briquettes hérissé de tours coiffées ramène les visiteurs de la Ville rose aux prémices de la Renaissance.
Le spectre du « braqueur en tongs »
Si les caméras demeurent rares sur la voie publique dans ce secteur, les images captées par celles du commerce devraient grandement aider les policiers. « Cela prend parfois du temps, mais en général, ils finissent toujours par être interpellés. Du menu fretin… », analyse un connaisseur du phénomène.
Ce n’est en effet pas la première fois qu’une supérette de quartier, et notamment le réseau des Carrefour de proximité, est prise pour cible à Toulouse. Fin juillet, un homme de 31 ans, surnommé le « braqueur en tongs », a été interpellé après le braquage avec une arme de poing de six supérettes de la Ville rose, notamment avenue de Muret. Une série qui s’était étirée tout au long du printemps.
Junkie en manque ? Dette de stups ?
« Il finançait sa consommation de drogue, principalement de la kétamine, avec l’argent de ses agressions », confiait alors un policier. Quelques centaines d’euros à chaque vol. Il aurait même confié aux enquêteurs qu’il hésitait, à chaque fois, entre une nouvelle attaque à main armée ou une cure de désintoxication !
A-t-on à faire à un profil similaire de junkie en manque ? Ou à un individu sur la tête duquel pèse une menace imminente après avoir contracté une dette de stups ? Les investigations ne font que débuter.














