La mairie de Toulouse a pris, vendredi 28 août, un arrêté de mise en sécurité en urgence pour un immeuble du centre-ville, entre le Capitole et Esquirol. De graves dégradations ont été découvertes dans la structure en bois de la façade donnant sur la cour. Quatre appartements ne peuvent plus être occupés.
Des pièces de bois « détruites » et qui partent « en poussière », des remplissages en briques fragilisés, des fissures et d’importantes traces d’humidité : l’état de l’immeuble situé au 7, rue des Puits-Clos, dans le centre historique de Toulouse, inquiète les services municipaux.
Vendredi 28 août, la mairie a pris un arrêté de mise en sécurité selon une procédure urgente. Il interdit, dès sa notification, d’accéder et d’habiter quatre appartements du bâtiment principal donnant sur la cour. Situés du premier au quatrième étage, deux de ces logements étaient déjà inoccupés. Un autre était loué meublé et le dernier proposé en location saisonnière.
Des éléments en bois incapables de supporter les charges
Les premiers désordres avaient été constatés en juin lors d’une visite du service municipal des Immeubles menaçant ruine. Celui-ci avait notamment relevé la vétusté de la façade en colombage sur cour, des fissures dans la cage d’escalier, des écoulements dans les caves et plusieurs éléments en bois vermoulus.
Un audit structurel transmis en août a confirmé des « pourrissements locaux » et la fragilité, voire l’absence, de certains remplissages. Lors d’une nouvelle inspection, le 27 août, les agents municipaux ont découvert, derrière les parties d’enduit retirées, des pièces de bois tellement dégradées qu’elles étaient devenues inaptes à supporter les charges du bâtiment. Selon l’arrêté, ces désordres sont « de nature à compromettre la sécurité des occupants ».
Quinze jours pour sécuriser la façade
La copropriété dispose désormais de quinze jours pour étayer la charpente et les planchers à proximité de la façade sur cour. Ces installations devront être validées par un bureau d’études. L’audit structurel doit également être étendu aux troisième et quatrième étages afin de mesurer précisément l’ampleur des dégradations.
L’interdiction d’accès et d’habiter restera en vigueur jusqu’à la réalisation des travaux définitifs et à la levée de l’arrêté municipal. Les propriétaires doivent assurer l’hébergement des occupants concernés. Si les mesures de sécurité ne sont pas exécutées dans les délais, la mairie pourra faire réaliser les travaux d’office, aux frais de la copropriété.














