Deux personnes ont contracté le chikungunya sans avoir voyagé récemment dans une zone de circulation du virus. Des enquêtes et des opérations de démoustication sont menées dans le secteur de Prayssac.
Deux cas de chikungunya autochtone ont été signalés dans la basse vallée du Lot, dans le secteur de Prayssac, indique l’Agence régionale de santé en Occitanie, ce mercredi 16 septembre. Les personnes concernées n’avaient pas voyagé récemment dans une zone où le virus circule. Leur état de santé n’inspire pas d’inquiétude.
D’autres cas sont actuellement en cours d’investigation. Une recherche active est menée dans leur voisinage pour détecter d’autres cas et retrouver le cas importé, à l’origine de la transmission. Les professionnels de santé sont également sensibilisés au repérage et au signalement rapide de nouveaux cas.
Pour limiter la transmission du virus, des opérations de prévention sont menées sur les lieux fréquentés par les personnes malades et dans les endroits où une contamination est présumée.
Chikungunya : des opérations de démoustication ciblées
Des enquêtes sont également en cours pour identifier les lieux où le moustique tigre pourrait se reproduire. Des opérations ciblées de démoustication sont prévues afin d’éliminer les larves et les moustiques adultes autour des lieux de résidence et de passage des personnes concernées.
Le chikungunya se transmet par la piqûre d’un moustique tigre préalablement infecté par le virus. La maladie provoque le plus souvent une fièvre brutale, accompagnée notamment de fortes douleurs articulaires, d’une conjonctivite ou d’éruptions cutanées.
L’ARS invite les personnes ayant fréquenté Prayssac et ses alentours au cours des deux dernières semaines et présentant des symptômes évocateurs à consulter leur médecin traitant. Elle recommande également de se protéger des piqûres avec un répulsif et, pour les bébés et les personnes alitées, des moustiquaires.
Depuis le 1ᵉʳ mai, 10 cas autochtones de chikungunya et trois cas autochtones de dengue ont été signalés en Occitanie, selon les données communiquées par l’ARS.

















