La candidate du Rassemblement national à la présidence de la République a visité ce vendredi 18 septembre le village sinistré de Pomas (Aude). Après le passage d’une tornade fin août, Marine Le Pen a décrit sur place une « désolation totale ».
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la présidentielle, était ce vendredi en déplacement à Pomas, au sud de Carcassonne. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a parcouru quelques rues du village frappé par une très violente tornade le 24 août dernier. Plus de 300 maisons ont été abîmées et de très nombreux toits mis à nu par la tornade sont encore bâchés.
Comme la veille auprès des sinistrés du Porge (Gironde), la candidate d’extrême droite a dénoncé un sentiment « d’abandon » des habitants face à la « désolation absolument totale » sur place, et a déclaré vouloir « attirer l’attention de l’État sur l’urgence qu’il y a aujourd’hui à apporter au moins les premiers budgets pour pouvoir reconstruire les éléments structurants du village, l’école, la mairie, puisque tout a été détruit« .
Marine Le Pen souhaite que l’État se substitue dans l’immédiat aux assurances. Elle a également expliqué que si elle est élue présidente de la République en 2027, elle aimerait modifier la loi de 1987 relative à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles.
Cette visite de Marine Le Pen est de sa propre initiative. Elle a rencontré à huis clos le maire de Pomas et des élus de la commune ainsi que des habitants, avant de répondre à des questions de la presse. Le maire sans étiquette de Pomas, Hervé Giné, nous confiait jeudi qu’il accepterait de recevoir Marine Le Pen « qui se déplace de son plein gré« . Il a ajouté ne pas avoir à « commenter sa visite« . « Je suis à la mairie comme tous les vendredis, en ce moment j’enchaine les rendez-vous tous les jours, même les week-ends, je suis mobilisé pour reconstruire la commune« , a -t-il déclaré à ICI Occitanie.
Marine Le Pen favorable à une baisse des taxes sur les carburants
En marge de ce déplacement, Marine Le Pen a estimé vendredi qu’il n’y a avait « pas d’autre solution » qu’une baisse des taxes sur les carburants pour éviter un « blocage de l’économie« , une mesure à laquelle se refuse le gouvernement. « La seule possibilité qui est la sienne (celle d’Emmanuel Macron, ndlr), c’est de baisser les taxes sur les carburants » a-t-elle déclaré. « Ils font le choix encore une fois de refuser de venir en aide, non seulement aux Français mais également au pays et à l’économie du pays aujourd’hui« , a-t-elle ajouté, pointant « le risque de blocage de l’économie« .
Plus tôt vendredi, le président de la République a écarté l’hypothèse de revoir la fiscalité sur les carburants, affirmant qu’il fallait d’abord « traiter les causes » de la hausse des prix de l’énergie, « avant de dépenser le maximum d’argent« , ce qui aurait pour conséquence un « déficit accru » ou des « impôts » supplémentaires.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555


















