Après une journée de mobilisation marquée par des violences et des dégradations, 18 établissements de Haute-Garonne suspendent les cours vendredi 2 octobre. La préfecture renforce également les mesures de sécurité autour de plusieurs lycées et interdit certains rassemblements.
La mobilisation des lycéens a laissé des traces en Haute-Garonne. Jeudi 1er octobre, près de 3 000 participants, selon la préfecture de la Haute-Garonne, ont pris part aux blocages ou aux tentatives de blocage, principalement à Toulouse. Plusieurs établissements ont été évacués ou confinés pour protéger les élèves et les personnels.
Treize élèves ont été légèrement blessés, ainsi que deux personnels de l’Éducation nationale. Vingt policiers et gendarmes ont également été blessés. Trois équipages de sapeurs-pompiers intervenus pour éteindre des incendies ont été ciblés par des jets de projectiles, d’après le bilan des autorités.
« Ce mouvement a donné lieu à de multiples débordements, violences et dégradations, au sein des établissements scolaires comme sur la voie publique », indique la préfecture. Au total, 57 personnes ont été interpellées jeudi en Haute-Garonne, dont 56 placées en garde à vue. Des plaintes seront déposées pour les violences et dégradations.
Près d’une trentaine d’abribus ont notamment été détruits, tandis que des poubelles et des pneus ont été incendiés et que les vitrines de deux commerces ont été brisées. Le réseau de transports en commun de la métropole toulousaine a également été fortement perturbé.
Dix-huit établissements sans cours en Haute-Garonne
Face à la situation, 18 établissements suspendent les cours ce vendredi et mettent en place une continuité pédagogique. À Toulouse, sont concernés les lycées Bellevue, Arènes, Hélène Boucher, Berthelot, Raymond Naves, Gallieni, Occitanie, Hessel, Toulouse-Lautrec, Roland Garros, Françoise, Sainte-Marie de Nevers et Sainte-Marie de Saint-Sernin, ainsi que l’école et le collège Sainte-Marie de Nevers et l’école et le collège Les Ursulines.
Du côté de Colomiers, le lycée Montel est concerné. À Muret, il s’agit des lycées Aragon et Charles de Gaulle. La préfecture précise que les parents des élèves concernés ont été informés en fin d’après-midi et que cette liste est susceptible d’évoluer.
Les autorités ont également interdit les rassemblements, manifestations et cortèges aux abords de plusieurs établissements jusqu’à la reprise des cours en présentiel. Le port et le transport d’équipements de protection destinés à mettre en échec les moyens des forces de l’ordre, le transport de carburant dans certains récipients ainsi que l’utilisation de certains artifices sont aussi interdits jusqu’à vendredi soir dans plusieurs communes du département.
Mobilisation des lycéens : réunion avec les représentants des élèves ce vendredi
Malgré ce contexte, les autorités disent vouloir maintenir le dialogue avec les lycéens. « Le droit des lycéens à porter des revendications doit pouvoir s’exercer dans le respect du cadre républicain », souligne la préfecture. Le recteur Karim Benmiloud doit réunir vendredi matin le Conseil académique de la vie lycéenne afin d’échanger avec les représentants des élèves sur leurs préoccupations.
Parmi les revendications, les élèves réclament globalement davantage de moyens pour l’Éducation nationale. Ils veulent plus de professeurs, des classes moins chargées et des établissements mieux entretenus. Ils souhaitent aussi une remise en cause de la pression exercée par Parcoursup.



















