En raison des risques liés à la mobilisation lycéenne, près d’une cinquantaine d’établissements ont fermé leurs portes ce mardi 6 octobre. Tous les lycées publics de Toulouse et les plus grands lycées privés de la ville n’assurent pas l’accueil des élèves. C’est aussi le cas dans plusieurs villes de l’agglomération. Jamais un tel dispositif n’avait été déployé en Haute-Garonne.
Le début de matinée de ce mardi 6 octobre a été très calme devant les lycées toulousains qui étaient fermés en grande majorité. Les portails fermés, les esplanades désertes ont remplacé les images de rassemblements parfois houleux comme la veille à Raymond-Naves, ou en fin de semaine dernière devant les Arènes ou Déodat-de-Séverac. Calme plat aussi à Colomiers et Tournefeuille. Devant les établissements, des camions de police et de gendarmerie ont été positionnés.
Si le décor matinal a changé, c’est en grande partie en raison des fermetures nombreuses décidées par le préfet de Haute-Garonne pour raisons de sécurité. Alors que lundi, douze établissements étaient fermés, notamment ceux où des violences et des dégradations avaient eu lieu les jours précédents, ce mardi, plus d’une cinquantaine de sites affichent portes closes dans le département.
Continuité pédagogique ?
C’est le cas du prestigieux lycée Pierre-de-Fermat, au cœur de Toulouse et donc à proximité de la zone de manifestation. L’établissement ne faisait pas partie de la liste des sites fermés à la demande de la préfecture. Mais, la direction a décidé de suspendre l’accueil de ses lycéens toute la journée. « Une mesure exceptionnelle prise pour garantir la sécurité des élèves et du personnel » peut-on lire sur le site ENT de l’établissement. Les grands lycées privés du centre-ville n’accueillent pas non plus leurs élèves.
Des lycées mis sous cloche, c’est une première. Jamais autant de mesures de sécurité et de dispositifs de police et gendarmerie n’avaient été déployés en Haute-Garonne. Elles font suite à des incidents qui ont conduit à plus d’une centaine d’interpellations depuis le 1er octobre dans le département. Depuis le début du mouvement, deux proviseurs ont été blessés, à Colomiers et Tournefeuille, et les dégâts se chiffrent en millions d’euros.
Selon les moyens et la volonté de chacun, des cours en visio ont pu être mis en place « pour assurer la continuité pédagogique ».





















