À l’occasion de la Journée nationale des aidants, ce mardi 6 octobre, l’Agence régionale de santé met en avant plusieurs solutions pour accompagner les proches s’occupant de personnes en perte d’autonomie : répit à domicile, hébergement temporaire, plateformes d’écoute et nouveau numéro régional.
Accompagner un conjoint après un AVC, un parent qui ne peut plus vivre seul, ou un enfant en situation de handicap, organiser ses rendez-vous et ses soins : pour certains aidants (qui s’occupe de leurs proches de manière régulière et non professionnelle), l’investissement est souvent si considérable qu’il peut affecter leur propre santé. Ce mardi 6 octobre, Journée nationale des aidants, est l’occasion d’évoquer des solutions permettant de prendre le relais.
À commencer par le téléphone. Depuis le 1er septembre, le 0806 806 830 permet de joindre “Allo Aidants Occitanie” tous les soirs, de 18h à 21h, y compris les jours fériés. L’appel est gratuit, confidentiel et anonyme et permet de confier ses difficultés pour identifier des réponses concrètes et adaptées. Une possibilité pour demander conseil, mais aussi pour être orienté lorsqu’on ne sait pas quelle aide solliciter.
Quelques heures pour souffler
Car le besoin n’est pas toujours de trouver une solution pour plusieurs jours. Un aidant peut simplement avoir besoin de sortir de chez lui pendant deux heures, de faire des courses ou de se rendre à un rendez-vous sans laisser son proche seul. C’est précisément ce que permet le dispositif le “Temps libéré”. Un professionnel se rend au domicile et reste auprès de la personne accompagnée pendant que son proche s’absente. En 2025, près de 19 000 heures de répit à domicile ont ainsi été réalisées gratuitement dans la région.
Pour savoir vers quelle solution se tourner, il existe également les plateformes d’accompagnement et de répit. Il en existe 27 en Occitanie, auxquelles s’ajoutent trois antennes. Leur rôle est notamment d’écouter les aidants, de les informer et de les orienter. Plus de 5 600 personnes ont fait appel à ces structures en 2025, comme Jeanine : « Je m’occupe de mon mari depuis son AVC. J’étais constamment sur le qui-vive, fatiguée et isolée, avec le sentiment coupable de vouloir souffler. En contactant la plateforme de répit, j’ai enfin pu poser les mots sur ma situation. Grâce à eux, une intervenante vient à la maison deux fois par mois pour rester avec mon mari. Ce temps libre me permet de faire mes courses, de voir des amies ou simplement de respirer. Quand je rentre, je suis détendue et je peux mieux l’accompagner. »
À ce dispositif s’ajoutent les Pôles Partenaires Aidants, déjà présents dans le Gard, l’Ariège, le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. Ils mettent en contact les acteurs locaux et facilitent l’orientation des proches vers les aides disponibles sur leur territoire.
Quand le maintien à la maison devient difficile
Mais, lorsque quelques heures ne suffisent pas, le proche peut aussi être accueilli temporairement en structure. Accueil de jour ou hébergement provisoire permettent alors à l’aidant de s’absenter plus longtemps. Un “répit”, qui doit permettre de « souffler en bénéficiant d’un relais dans l’accompagnement de la personne aidée ».
L’hébergement temporaire peut également être envisagé suite à une hospitalisation (HTSH), si le proche n’est pas encore capable de rentrer chez lui. Dans ce cas, les personnes de 60 ans et plus peuvent séjourner provisoirement dans un Ehpad. Le même dispositif peut être sollicité lorsque l’aidant habituel devient soudainement indisponible. En Occitanie, 107 places sont ainsi destinées à ce type d’accompagnement dans 70 Ehpad.
Et les demandes devraient augmenter car les besoins pourraient encore s’accroître avec le vieillissement de la population : selon l’Agence régionale de santé (ARS), l’Occitanie devrait compter 300 000 personnes en perte d’autonomie en 2050.













