Atosca a dévoilé les tarifs de la future autoroute A69 entre Castres et Verfeil. Pour un automobiliste en voiture thermique, le trajet entre Toulouse et Castres coûtera 20,40 euros aller-retour, en ajoutant le péage de l’A680.
Le trajet entre Toulouse et Castres coûtera jusqu’à 20,40 euros aller-retour en voiture thermique. Atosca a dévoilé jeudi 8 octobre les tarifs de la future autoroute A69, alors que les opposants à la nouvelle infrastructure préparent une manifstation ce week-end.
Pour parcourir l’A69 entre Castres et Verfeil, il faudra payer 8,50 euros par sens en véhicule thermique, ou 6,80 euros pour les véhicules à très faibles émissions éligibles. Depuis Toulouse, il faut ajouter les 1,70 euro du péage de l’A680. La date de mise en service de l’autoroute reste toutefois à préciser.
Ces tarifs de référence, toutes taxes comprises, restent soumis à la signature de l’arrêté relatif aux péages. Ils n’intègrent pas la baisse envisagée dans le cadre d’un avenant au contrat de concession, qui n’a pas reçu d’avis favorable du Conseil d’État.
Des réductions pour les trajets fréquents
Le tarif varie aussi selon le parcours. Entre les échangeurs, les véhicules thermiques paieront 1,80 euro entre Castres (Saint-Palais) et Soual Est, 1,90 euro entre Soual Est et Puylaurens, 2,80 euros entre Puylaurens et Maurens-Scopont et 2 euros jusqu’à Verfeil. Pour les véhicules à très faibles émissions éligibles, les prix vont de 1,40 à 1,60 euro.
Atosca propose par ailleurs deux formules pour les usagers réguliers. Mon Pass A69 donne accès à des trajets illimités entre deux échangeurs choisis, avec un engagement minimum de six mois. Fréquence A69 prévoit des réductions à partir de 20 trajets par mois, de 30% à 60% pour les véhicules thermiques. Mais les tarifs de ces offres n’ont pas été dévoilés.
Le péage fonctionnera en flux libre. Sans badge ni compte de paiement automatique, les automobilistes auront 72 heures pour régler en ligne ou dans un point partenaire Nirio.
Les opposants dénoncent le prix
Le collectif La Voie est libre juge le tarif de l’aller-retour « un des tarifs les plus chers de France » au regard, selon lui, du faible gain de temps. Il estime que « personne ne prendra l’A69, même les rares irréductibles fans de bitume qui ne l’auraient pas boycottée. Nous exigeons un sursaut politique. Les élus qui ont imposé cette hérésie doivent aujourd’hui faire le nécessaire pour remettre en service les déviations publiques qui ont été confisquées à la population. »
Une nouvelle mobilisation contre l’A69 débute ce vendredi 9 octobre dans le Tarn. Tôt le matin, des opposants se sont installés dans des platanes à Vendine, en Haute-Garonne. Le Groupe national de surveillance des arbres revendique cette action et appelle au boycott de l’autoroute.



















