Depuis la gare de Toulouse, Zélie sillonne l’Europe en train depuis trois ans. Écosse, Suède, Danemark, Allemagne… Cette photographe toulousaine partage ses aventures et ses conseils pour voyager en train sur ses réseaux sociaux.
Zélie est une photographe toulousaine de 35 ans. Elle est aussi férue de voyage. Mais au premier abord, ses expéditions pourraient en décourager plus d’un. Pour rejoindre la Laponie, Zélie a passé plus de 50 h dans un train, en partant de Toulouse l’hiver dernier. C’est sa façon à elle de voyager d’une manière plus responsable en utilisant essentiellement le transport ferroviaire. Sur ses réseaux sociaux, la photographe partage ses itinéraires et ses conseils pour sauter le pas. « Avec le temps je me suis sentie concernée par le changement climatique, ça m’a incitée à adopter un comportement de voyage plus responsable », justifie Zélie.
« C’est une forme de liberté »
L’intérêt du train, Zélie ne le voit pas seulement par le biais de l’impact environnemental. Elle apprécie tout autant la possibilité de voyager plus lentement et de découvrir plusieurs destinations au cours de son périple. « C’est une forme de liberté », selon elle. Lors de son voyage en Laponie, elle a traversé et visité plusieurs pays sur une durée d’un mois. « En train, le billet me coûte moins cher et je peux m’arrêter visiter sur le trajet, contrairement à l’avion avec lequel j’aurais juste fait Toulouse – Laponie », illustre-t-elle. Ce périple lui a coûté 500 € aller-retour en train.
50 heures. Certains pourraient être freinés par tout ce temps passé sur les rails. Mais ce n’est pas ça qui risque de décourager la Toulousaine. « J’essaie de faire une grande partie des heures en train de nuit. Celles que je fais le jour, j’essaie de les faire avant le lever du soleil par exemple ». Photographe de profession, elle utilise aussi ce temps pour avancer dans ses retouches et projets.
Conseils et itinéraires sur ses réseaux sociaux
Dans le but d’éduquer les Toulousains au voyage en train, Zélie partage tous ses itinéraires et conseils sur ses réseaux sociaux, sous le nom de @theluuxx. Elle cumule environ 40 000 followers, curieux de suivre ses aventures. « Souvent ils ne savent pas que c’est possible et voyagent en avion par facilité », explique-t-elle. La photographe reconnaît toutefois que Toulouse n’est pas la ville idéale lorsque l’on souhaite partir vers le Nord de l’Europe. « Le plus difficile c’est de sortir de la France. Il faut obligatoirement passer par Paris et les tarifs sont élevés », confie-t-elle. Pour visiter l’Italie, l’Espagne ou le Portugal en revanche, « c’est l’idéal ».
Zélie réserve ses trajets deux semaines avant de partir… et juste l’aller. « Il y a quelque chose de satisfaisant dans le fait de partir sans retour. Il faut accepter l’inconnu et l’aventure », assure-t-elle. Elle utilise les blogs de voyage ferroviaire et analyse les prix des pass Interrails pour planifier et optimiser son itinéraire. Pour ce qui est de l’organisation quotidienne, Zélie privilégie les auberges de jeunesse, qui coûtent moins cher. Si elle enchaîne deux trains de nuit, elle utilise parfois les douches présentes dans les gares. En ce moment, elle prépare son prochain périple. « Ce sera en 2027, pour un grand voyage », conclut-elle.














