Après leur réunion à Paris fin septembre avec le ministère de l’intérieur, les pompier estiment ne pas avoir été entendus. la mobilisation se poursuit partout en France, y compris à Toulouse.
Les banderoles sont toujours là, les messages peint en blanc sur les camions aussi. À Toulouse comme partout ailleurs en France, la mobilisation des sapeurs-pompiers se poursuit, après leur réunion jugée infructueuse avec le ministère de l’intérieur fin septembre. Leurs revendications n’ont pas changé, ils ont prévu de continuer leur grève jusqu’au 4 novembre. « Suite aux méga-feu de cet été, on s’est bien rendus compte que notre système de sécurité civile était au bord de gouffre » explique le caporal-chef Desmarais, représentant syndical SUD au SDIS 31. « On demande donc plus de moyens, on a besoin de matériel, on a besoin de moyens humains.«
Un système en bout de course
Les moyens humains, c’est-à-dire des pompiers professionnels. En Haute-Garonne, les casernes reposent trop sur les épaules des volontaires. « Ça coûte moins cher » grimace Martin, pompier volontaire. « Mais les pompiers volontaires sont moins habitués, moins entraînés. Personnellement, je ne viens que cinq fois douze heures par mois, quand un pompiers professionnel vient dix fois 24h. Donc ils sont plus aguerris, et plus formés. » Plus formés, et avec plus de compétences, notamment quand il s’agit de sortir en intervention avec un camion incendie. Il manque tellement de pompiers professionnels en Haute-Garonne qu’en dehors de l’agglomération Toulousaine et de Saint-Gaudens, impossible de sortir un de ces camions.
Les pompiers alertent aussi sur leur santé. Après les méga-feu de l’été, mais aussi à cause des attaques qu’ils peuvent subir en intervention. « Depuis quelques mois, on porte des gilets pare-balle dans les ambulances » détaille le caporal-chef Desmarais. « On demande que soit mis en plus un vrai suivi de la santé, de la santé physique d’une part, mais on voudrait aussi que la santé psychique soit prise en compte. » Mises bout-à-bout, toutes ces raisons expliquent pourquoi le mouvement va se poursuivre au moins jusqu’au 4 décembre.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555













