Le tribunal correctionnel de Toulouse vient de condamner Théo C., 21 ans, à sept ans de prison pour un homicide routier, le 7 novembre 2025 à Mauzac, au sud de Toulouse. Deux de ses passagers sont morts dans ce drame, « véritable roulette russe » selon l’avocat des victimes.
Tour à tour, ils se sont accrochés à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse. Silencieux et terrassés par une douleur que rien ne peut effacer. « Perdre un fils, c’est juste impossible », balbutie, en larmes, le père de Thomas. Il avait 20 ans. Il est mort avec Nino, 23 ans, dans les eaux froides du lac de Mauzac, au sud de Toulouse. La voiture où ils se trouvaient, lancée à plus de 100 km/h sous la pluie, venait de foncer dans le lac. L’issue terrible d’une folle fuite en avant après avoir refusé un contrôle de gendarmerie.
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« Une roulette russe », a reproché Me Pierre Le Bonjour, l’avocat des deux familles, serrées dans une salle d’audience soudain devenue trop petite. Dans le box, Théo C., 20 ans aussi. Lui s’en est sorti. Comment il ne sait pas mais c’est lui qui se trouvait au volant malgré un permis suspendu, et du cannabis consommé peu de temps auparavant.
Théo, le conducteur : « Oui, j’ai menti ! »
En revanche, et c’est sûrement très important pour les familles des deux victimes, ce garçon qui lors de l’enquête initiale puis lors de l’instruction avait « nié les évidences », selon la formule du président Fabrice Rives, a reconnu ses fautes. Oui il a bien vu les gendarmes. C’est bien lui qui a décidé de ne pas s’arrêter. Et s’il n’a pas foncé encore plus vite ce n’est pas sur les recommandations d’un de ses amis. « J’ai menti… » Un aveu perçu comme un immense soulagement par tous les proches de Nino à qui cette affirmation fausse a été longtemps attribuée.
La procureure Delphine Arrighi a requis sept ans d’emprisonnement dans un dossier qui l’a particulièrement marquée. « Parce que de permanence de nuit le 7 novembre 2025, c’est moi qui ai été alertée après le drame. Je me souviens du choc, des consignes données pour alerter les familles. » Et elle ne trouve aucune circonstance atténuante au comportement du conducteur. « Vous êtes responsable. Vous prenez les décisions, vous additionnez les fautes, vous devez rester en prison pour prendre conscience de vos erreurs. »
Permis annulé pendant cinq ans
En défense, Me Julien Aubry a surtout « respecté » la douleur des familles. Et il a souligné le chemin, « son début » sur la voie de la rédemption de Théo.
Condamné à sept ans de prison dont deux années avec sursis probatoire, le conducteur est maintenu en détention. Son permis de conduire a été annulé avec interdiction de le repasser avant cinq ans. Il devra indemniser les onze victimes parties civiles.
















