EXCLUSIF. Le rectorat de Toulouse a été cambriolé dans la nuit de lundi à mardi. Pour pénétrer dans le bâtiment, le ou les auteurs auraient utilisé un conteneur à poubelles afin d’atteindre une fenêtre à l’étage, avant de la forcer avec un tournevis. Dix ordinateurs ont été dérobés dans les bureaux. Le vol a été découvert par les agents à leur arrivée, vers 8 heures. Une enquête a été ouverte par le parquet et une plainte déposée. Les investigations techniques et l’exploitation de la vidéoprotection doivent désormais permettre de retracer cette intrusion, dont les circonstances restent à préciser.
La nuit est encore épaisse, ce mardi matin, à Toulouse. Il est environ 2 heures lorsqu’un bruit inhabituel de poubelles roulant sur le trottoir rompt le calme de la rue Saint-Roch. À cette heure, les éboueurs ne sont pourtant pas de sortie. Ce remue-ménage signifie un cambriolage au rectorat.
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Une fenêtre forcée
Pour entrer, le ou les auteurs auraient déplacé un conteneur à poubelles jusqu’au bâtiment avant d’escalader un poteau électrique. Ce marchepied improvisé leur aurait permis d’atteindre une fenêtre située à l’étage, puis de la forcer à l’aide d’un tournevis.
Une fois à l’intérieur, les intrus auraient minutieusement fouillé les locaux à la recherche de biens de valeur. D’après nos informations, ils ont fait main basse sur dix ordinateurs. Le matériel a ensuite été sorti discrètement du bâtiment, avant leur fuite.
La découverte au matin
Ce n’est que plusieurs heures plus tard, vers 8 heures, que les agents du rectorat ont découvert les bureaux fouillés et la disparition des appareils. La police nationale est intervenue aux alentours de 10 heures pour procéder aux premières constatations techniques et scientifiques.
« Une plainte a été déposée », indique le rectorat. Le parquet a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances de cette intrusion.
Des traces à exploiter
Les investigations doivent notamment porter sur la recherche d’empreintes et l’analyse des images de vidéoprotection. Elles pourraient permettre d’identifier le ou les auteurs.
À ce stade, difficile de savoir si le vol avait été préparé ou si les cambrioleurs ont profité d’une occasion. La nature des données conservées sur les appareils soulève également une question : contenaient-ils des informations particulièrement sensibles ? A priori, ce ne serait pas le cas.
Aucun lien établi
Ces dernières semaines, le rectorat a été le théâtre de plusieurs manifestations de lycéens venus faire entendre leurs revendications. Pour l’heure, aucun lien n’est établi entre ces rassemblements et le cambriolage.















