Malgré l’interdiction préfectorale confirmée par la justice, l’intersyndicale maintient son parcours initial dans le centre de Toulouse. Cédric Caubère, le secrétaire général de la CGT de la Haute-Garonne, assume sa position.
Un bras de fer, à Toulouse, autour du parcours de la manifestation de ce jeudi 5 novembre. Face au refus de la justice et du préfet d’autoriser le tracé traditionnel dans le centre-ville de Toulouse, l’intersyndicale maintient fermement son appel à manifester entre Saint-Cyprien et Jean-Jaurès. Cédric Caubère, le secrétaire général de la CGT en Haute-Garonne, a défendu cette position sur ICI Occitanie, qui était en direct de la place Saint-Sernin pour une matinale spéciale au cœur de la mobilisation entre la bourse du travail et les lycées Ozenne et Saint-Sernin.
Il dénonce un arrêté préfectoral politique : « Oui, on maintient l’appel à manifester 14 heures à Saint-Cyprien pour porter les revendications sur les salaires, sur le pouvoir d’achat. Il est hors de question qu’on aille manifester entre Arène et la Croix-de-Pierre, en dehors de là où se passe la vie économique et politique de la région, c’est-à-dire la ville de Toulouse, la ville métropole, la troisième ville de France, c’est extrêmement grave. »
« On n’en peut plus, les salariés ne peuvent plus faire le plein »
En maintenant le parcours annoncé avant la décision du tribunal administratif de Toulouse, les syndicats estiment qu’ils donneront plus de visibilité à cette journée de grève sur les salaires, les retraites et le pouvoir d’achat. Et Cédric Caubère rejette l’argument de la mise en danger des manifestants qui seront confrontés aux forces de l’ordre dès le départ du cortège : « Ce qui serait au détriment des manifestants, ce serait d’invisibiliser leurs revendications et justement le but de la manifestation aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout une journée de grève et cette grève, on veut la visibiliser. On n’en peut plus, les salariés ne peuvent plus faire le plein de leur voiture, les retraités ne peuvent plus vivre : on n’en peut absolument plus, il y a besoin de prendre des mesures très fortes. »
Sécurité des cortèges et tensions avec les autorités
Interrogé sur les risques de dégradations et sur l’inquiétude des commerçants du centre-ville suite aux violences et aux pillages en marge de la manifestation du 17 octobre, Cédric Caubère renvoie la responsabilité au gouvernement et aux forces de l’ordre : « L’ensemble des syndicats ont des services de sécurité dans la manifestation qui protègent les manifestants et on travaille ensemble. Si le président de la République annonce qu’il va augmenter de 10% les salaires immédiatement, que des négociations s’ouvrent partout et qu’on arrête de taper sur les retraités, vous verrez que la colère sociale diminuera. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555




















