Le deal a dérapé. Au « carottage » supposé opéré par le client, le vendeur et ses amis ont opposé un front uni et violent, dans le Muretain. Le tabassage a laissé la victime sur le carreau avec dix jours d’incapacité totale de travail. Cinq gardes à vue sont en cours.
Le rendez-vous a dégénéré. Début mai, dans le Muretain, un homme vient se ravitailler en produits stupéfiants auprès d’un dealer. Avait-il prémédité ses actes ? L’occasion a-t-elle fait le larron ? Toujours est-il que le client aurait tenté de « carotter » le vendeur. Partir avec la drogue, sans payer. Grave erreur.
« Si on vous soupçonne de faiblesse… »
Selon nos informations, plusieurs amis du vendeur se sont alors précipités à sa rescousse. Et sont tombés à bras raccourcis sur cet intrus qui ne respectait pas les règles du jeu. Question de principe, de solidarité et de bonne tenue des affaires. « Si on vous soupçonne de faiblesse dans ce business, c’est le début de la fin », résume un fin connaisseur du milieu.
L’utilisation d’une barre de fer est évoquée dans le passage à tabac du carotteur présumé. Bilan des opérations, un transport aux urgences et dix jours d’incapacité légale délivrés à la victime par le légiste. Saisis de l’affaire, les gendarmes de la brigade de recherches de Muret ont procédé à plusieurs placements en garde à vue.
Vers une comparution immédiate ?
Mesures coercitives réactivées ces dernières heures, après avoir, semble-t-il, un peu mieux cerné les responsabilités de chacun. Cinq hommes, tous majeurs (dont la victime), sont actuellement en garde à vue pour trafic de stups et violences en réunion.
Le parquet de Toulouse, devant lequel ils sont déférés cet après-midi, doit décider des suites pénales de l’affaire. Avec, en ligne de mire, une possible comparution immédiate, demain vendredi. Ou une poursuite des investigations, sous d’autres formes.











