Après plusieurs semaines de sécheresse, les orages ont enfin réveillé les sous-bois. Cèpes, girolles et oronges ont fait leur apparition en nombre sur les marchés : une belle poussée de champignons dont il faut profiter rapidement, avant que la météo ne joue à nouveau les trouble-fête.
Quelques forts orages ont eu raison des sols craquelés jaunis par le soleil. La terre s’est mise à bouillonner par endroits, sous la pression du mycélium content de retrouver un peu d’humidité. Il a en effet fallu quelques fortes pluies dans des endroits un peu en altitude, garants d’un peu de fraîcheur, pour enfin voir pointer le bout de leur nez : girolles, cèpes et oronges (amanite des Césars).
Ça y est, la grosse pousse a eu lieu, on les trouve désormais sur les marchés. Il faut vite en profiter car cela ne durera pas et il faudra attendre à nouveau les foudres de Zeus pour en regarnir nos assiettes. Bon, vu les températures de cette année 2026, une fois que la saison sera vraiment lancée, on devrait pouvoir en profiter un moment, sans penser au fait qu’un changement radical de météo pourrait aussi signer l’hallali des champis. Prions le dieu de la mycologie…

Comment les préparer
On s’en délecte, lorsqu’ils sont crus, évidemment, pour ce qui est des petits cèpes fermes et rondelets ou des oronges. Juste tranchés fins et brièvement assaisonnés d’huile d’olive, sel, poivre et éventuellement agrémentés d’un zeste de citron et d’une légère râpée de parmesan, régal ! L’accord facile et idéal reste l’œuf, en omelette évidemment, ou, moins technique, au plat. Un sauté de girolles persillées là-dessus et quelques croûtons bien beurrés feront le bonheur de n’importe quelles papilles non timides. Le cèpe sera aussi délicieux transformé en velouté avec quelques dés de frais pour la texture. Bref, les spores, on s’en met plein les pores !

















