Les recours contre la réélection de Louis Aliot à la mairie de Perpignan ont été examinés ce jeudi 17 septembre par le tribunal administratif de Montpellier. Le rapporteur public écarte l’essentiel des contestations et ne retient que huit voix irrégulières, sans incidence sur le résultat du scrutin.
À Perpignan, les résultats des Municipales de mars 2026 pourraient finalement rester inchangés. Les deux recours déposés contre la réélection de Louis Aliot ont été examinés ce jeudi 17 septembre par le tribunal administratif de Montpellier. À l’issue de l’audience, le rapporteur public n’a retenu qu’un nombre très limité d’irrégularités, sans conséquence sur la majorité obtenue par le maire sortant.
Pour rappel, avec 50,61% des suffrages, Louis Aliot avait été reconduit dès le premier tour. Derrière lui, Agnès Langevine et Annabelle Brunet (liste ‘’Plus forts pour Perpignan’’) avaient recueilli 15,94% des voix, tandis que Mickaël Idrac (liste ‘’Perpignan, Changez d’air !’’) avait obtenu 9,60%. Mais les résultats ont été contestés devant le tribunal administratif.
Des bulletins retournés
Le recours de Mickaël Idrac portait notamment sur les bulletins de vote de sa liste. Dans plusieurs bureaux, ceux-ci auraient été disposés face retournée, de sorte que la photographie du candidat et les logos des formations qui le soutenaient (La France Insoumise, Les Écologistes et Génération.s) n’étaient pas visibles. Le candidat estimait que cette présentation avait pu détourner des électeurs de sa liste et porter atteinte à la sincérité du scrutin.
Le rapporteur public ne partage pas cette analyse. Les témoignages produits ne suffisent pas, selon lui, à démontrer un préjudice électoral ou une inégalité entre les candidats qui aurait influencé le vote. Étayant son propos par le fait que les électeurs pouvaient retourner eux-mêmes le bulletin avant de l’insérer dans l’enveloppe.
Le cas des procurations examiné
L’autre recours, porté par les colistiers d’Agnès Langevine et d’Annabelle Brunet, investies par le Parti socialiste et Place Publique, avançait plusieurs griefs. Parmi eux, 280 procurations qui n’auraient pas été inscrites sur les listes d’émargement et des signatures non conformes sur ces mêmes documents. Les requérants demandaient alors que des voix soient retirées à plusieurs listes concurrentes, notamment à celles de Mickaël Idrac et de Mathias Blanc.
Ces demandes n’ont pas été retenues dans leur ensemble. Le rapporteur public considère que seuls huit votes, pour lesquels une croix avait été apposée sur la liste d’émargement, doivent être considérés comme irréguliers. Mais, même si ces huit voix devaient être déduites du score de Louis Aliot, celui-ci resterait toutefois majoritaire au premier tour. Le calcul ne modifierait donc pas l’issue de l’élection.
Le tribunal administratif de Montpellier doit désormais trancher. Le jugement, mis en délibéré à l’issue de l’audience, est attendu dans un délai de 15 jours à trois semaines.














