Une nouvelle journée de mobilisation lycéenne démarre ce jeudi 8 octobre à Toulouse. Après la mobilisation de mardi, qui a vu plus de 13 500 personnes défiler selon les chiffres de la préfecture, les lycéens continuent de revendiquer des moyens pour remplacer les professeurs absents, de meilleures conditions d’accueil dans les bâtiments et la fin de Parcoursup.
Mercredi, de nouveaux blocages ont eu lieu à Toulouse. S’il n’y a pas eu de heurts au lycée Ozenne où le blocage a duré toute la matinée, la situation a été plus tendue au lycée Bellevue ou devant le lycée hôtelier. Au total, 18 jeunes ont été arrêtés.
Ce jeudi, à l’appel d’une intersyndicale, un rassemblement est prévu et autorisé devant le rectorat à 14 heures.
La police appelle à la dispersion à Déodat-de-Séverac
Les manifestants sont arrivés boulevard Déodat-de-Séverac, fermé à la circulation. La police est sur place en nombre et lance des sommations de dispersion. Des tirs de lacrymogènes ont été effectués.

Les manifestants toulousains se dirigent vers le lycée Déodat-de-Séverac
Les manifestent toulousains, présents avenue de l’URSS, prennent la direction de Déodat-de-Séverac

Les manifestants ont quitté le rectorat
Les manifestants quittent le rectorat à Toulouse pour se diriger vers l’avenue de l’URSS et la gare Saint Agne

3000 personnes devant le rectorat de Toulouse
Selon les chiffres de la préfecture, 3000 personnes sont actuellement rassemblées devant le rectorat. Le rassemblement était autorisé et faisait suite à une demande de plusieurs syndicats de l’éducation nationale en soutien au mouvement lycéen.
Une fanfare est arrivée et met l’ambiance. Trompette, tambour, elle donne du rythme aux chants des jeunes. « Les lacs du Connemara », La « Peña Baiona » ou encore la Marseillaise sont entonnés.
Les jeunes continuent d’arriver devant le rectorat
Des centaines de jeunes sont rassemblés devant le rectorat. La manifestation démarre dans le calme, sous des chants antifascistes.

Une délégation rencontre le recteur
Lycéens, étudiants et syndicats de l’enseignement ont pris place devant le rectorat pour manifester. Une délégation va être reçue par le recteur.
Des slogans antifascistes et anti police sont scandés. Les syndicats et organisations appellent les manifestants à sortir du jardin situé devant le rectorat pour être dans la rue et ne pas se retrouver encerclés.

« Ce n’est pas normal de devoir crier pour demander des choses aussi simples ! »
Louise et Noam, lycée, en terminale à Saint-Sernin et Ozenne, font partie de la délégation qui ira à la rencontre du recteur. « On va lui demander des rénovation adaptées, du respect, d’éviter d’être gazés. Il faut mettre les moyens dans les choses plus importantes et réformer Parcoursup. Il faut respecter les profs, les accompagnants, qu’il y ait plus de proviseurs », témoignent les deux jeunes gens, décidés à poursuivre. « J’ai mes cahiers dans mon sac, je veux pouvoir travailler. Là, on est dans la colère, la frustration, ce n’est pas normal qu’on doive crier pour demander des choses aussi simples ! On veut que nos demandes soient envoyées au ministre de l’éducation nationale ».
La manifestation prend forme devant le rectorat
Devant le rectorat, où une manifestation autorisée doit démarrer à 14 heures, les jeunes commencent à arriver. Les étudiants de l’université Paul-Sabatier ont été accueillis sous les applaudissement après leur blocage de deux bâtiments, ce matin, sur le campus de Rangueil.
Lina, étudiante à l’université du Mirail (Jean-Jaurès), est présente. « Ce matin, j’étais chez moi, près du lycée Toulouse-Lautrec, la police est violente je trouve. Je suis là pour soutenir les lycéens »
Des étudiants se rassemblent dans le parc devant le rectorat pour organiser une délégation et aller échanger avec le recteur de l’académie de Toulouse.
Des temps d’échanges dans les lycées ouverts
Parmi les lycées ouverts ce jour, certains vont organiser un temps d’échange conformément aux annonces ministérielles et aux consignes académiques. A Cugnaux, cet après-midi, un temps a été banalisé pour permettre des échanges sur la démocratie lycéenne, incluant les personnels et les élèves. L’emploi du temps est modifié à cet effet.
Une manifestation prévue à 14 heures
A l’appel de plusieurs syndicats de personnels et enseignants, un rassemblement est prévu à 14 heures devant le rectorat, rue Saint Roch. Une « manifestation statique » est autorisée par la préfecture.
« Nos organisations appellent à soutenir et entendre les revendications lycéennes pour de meilleures conditions d’études et davantage d’égalité. Nous appelons à poursuivre et amplifier la mobilisation par la manifestation et la grève, en étant aux côtés des lycéens », ont notamment déclaré les syndicats SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU.
Manifestation pour la petite enfance sur les boulevards
A Toulouse, les lycées Saint-Sernin et Ozenne restent bloqués mais dans le calme. Sur les boulevards, 200 personnes, encadrés par le syndicat Sud, défilent pour défendre le secteur de la petite enfance et réclamer des effectifs.

A Colomiers, les élèves repartent en cours
La situation est restée calme au lycée Victor-Hugo de Colomiers. Les élèves viennent de repartir en cours.
Des interpellations à Muret
A Muret, où la situation s’est tendue devant le lycée Aragon, les gendarmes sont intervenus. Quatre jeunes ont été interpellés


Retour au calme devant le lycée Toulouse-Lautrec
Les feux de poubelle ont été maîtrisés, retour au calme. Des lycéens échangent tranquillement avec les forces de l’ordre qui se replient vers leurs véhicules. Une lycéenne fait un TikTok avec un CRS qui se prête au jeu.

Des casseurs signalés à Muret
La situation se tend devant le lycée Aragon, à Muret, où des casseurs ont été repérés. Des poubelles sont en feu.

Devant le lycée Toulouse-Lautrec, la police s’installe
Devant le lycée Toulouse-Lautrec, les élèves qui étaient restés devant les grilles se sont écartés. Ils sont remplacés par les forces de l’ordre. Tout le monde s’observe.


Des chants anti extrême droite devant le lycée Saint-Sernin, interpellation près d’Ozenne
Le rassemblement se poursuit devant le lycée Saint-Sernin bloqué depuis ce matin. Des jeunes chantent contre le Rassemblement national. Un peu plus loin, rue Saint-Bernard, où la situation s’était tendue, un jeune a été interpellé et emmené par une dizaine de policiers.


Feu de poubelles devant le lycée Toulouse-Lautrec à Toulouse
Devant le lycée Toulouse-Lautrec, la manifestation avait démarré dans le calme ce matin. Des élèves ont amené des poubelles devant l’établissement pour les incendier. Les pompiers interviennent. Les forces de l’ordre interviennent pour disperser les manifestants. Certains professeurs font rentrer les élèves dans le lycée.


Des heurts à Muret
A Muret, aux abords du lycée Charles-de-Gaulle, des heurts sont en cours. Les manifestants se sont éparpillés. Une soixantaine de jeunes sont encore là, les forces de l’ordre sont à leur trousse en ville.

Lycée Emilie de Rodat : blocage pacifique
Un blocage pacifique est en cours devant le lycée Émilie de Rodat de Toulouse. Plusieurs centaines de jeunes sont rassemblés devant et de l’autre côté de la route.

Lycée Saint-Sernin : personne ne rentre
Au lycée Saint-Sernin de Toulouse, le blocage est du même type qu’à Ozenne. Des jeunes sont rassemblés devant la grille, fermée, des poubelles ont été installées pour empêcher de rentrer. Les CRS sont présents, une odeur de gaz lacrymogène se dégage.

Des tensions à Muret
A Muret, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre sont constatés.
Fin du blocus au lycée Raymond Naves
Au lycée Raymond Naves de Toulouse, des lycéens ont décidé de rejoindre des manifestants du lycée Toulouse-Lautrec. Le blocus a été levé. Deux élèves témoignent : « On est déçues de pas bloquer notre lycée. On voulait soutenir le mouvement comme les autres. Les CRS nous ont mis un coup de pression ce matin ».

A Colomiers, manifestation dans le calme
Devant le lycée Victor-Hugo de Colomiers, manifestation dans le calme pour une centaine d’élèves avec une légère présence policière.

Devant le lycée Ozenne, le mot d’ordre : « solidarité »
Depuis ce matin, le lycée Ozenne, au centre-ville de Toulouse est bloqué par des élèves. Les grilles sont barrées par des poubelles, personne ne peut rentrer. Les lycéens ont été rejoints par des étudiants.
« Je suis là pour soutenir les lycéens parce qu’on a été lycéens avant et on a connu les conditions, la vétusté, ce pour quoi ils se battent. Tout le monde a intérêt à se mobiliser. Et il faut mettre la pression avant l’élection présidentielle », témoigne Elie, étudiant à Sciences-po venu devant le lycée Ozenne.
Les responsables du blocus appellent les manifestants à rester en groupe devant le lycée et à ne pas se diriger dans les rues attenantes où des jeunes cagoulés sont en train de se regrouper.

Les transports perturbés à Toulouse
En raison des différentes mobilisations lycéennes, le réseau de transport Tisséo prévoit des perturbations. Il annonce notamment l’interruption partielle de la ligne de Tram T1 : il n’est pas possible de circuler entre les stations Palais de justice et Purpan. Une navette est mise en place entre les stations Arènes et Arènes Romaines.
L’ensemble des bus peut être impacté en fonction de l’évolution des manifestations et blocages. La navette Aéroport ainsi que les lignes L1, L9, L14, 15, 23, 29, 39, 45 et 70 sont déviées. La navette Centre Ville est suspendue.
Un rassemblement annoncé sur le campus de l’université Paul-Sabatier
Le collectif révolutionnaire « Le poing levé » annonce un rassemblement à 12 heures devant le bâtiment de la présidence de l’université Paul-Sabatier (campus de Rangueil) « en soutien aux lycéens. Depuis ce matin, le campus est perturbé par le blocage de deux bâtiments.
A l’université du Mirail, les cours sont suspendus
A la fac du Mirail, l’administration informe que « le blocage des bâtiments pédagogiques n’ayant pas été levé, l’ensemble des activités pédagogiques reste suspendu ce jeudi 8 octobre ».
Des premiers rassemblements à Toulouse et Colomiers
Dès ce matin, 7 heures, des rassemblements ont été constatés aux abords de certains établissements. C’est le cas devant les lycées Toulouse-Lautrec, Ozenne et Raymond-Naves à Toulouse mais aussi à Victor-Hugo (Colomiers).
Deux bâtiments bloqués à Rangueil
Sur le campus de l’université Paul-Sabatier, des étudiants ont bloqué deux bâtiments ce matin. Les bâtiments U4 et U6 sont inacessibles. Une cinquantaine de personnes empêchent l’accès aux étudiants et personnels de sciences ingénierie.





















