À quelques heures de la manifestation prévue ce samedi 17 octobre à Toulouse, les services de l’État se préparent à une mobilisation d’ampleur. La préfecture se dit prête à faire face aux éventuels débordements tandis que plus de 10 000 participants sont attendus. Le point sur la situation.
On en parle, on l’anticipe et on s’y prépare. Depuis la rentrée, la date du samedi 17 octobre est sur toutes les lèvres. En cause, des mobilisations à travers le pays qui doivent réunir lycéens, syndicats et anciens Gilets jaunes. À Toulouse, à quelques heures de la manifestation, les services de l’État se préparent à un rassemblement d’ampleur.
10 000 manifestants attendus
Ce samedi, il s’agira de la cinquième grande manifestation organisée depuis le début du mouvement lycéen. « On s’attend à un mouvement d’ampleur déclaré par l’intersyndicale, d’environ 10 000 personnes à Toulouse, qui feront le parcours classique de Jean-Jaurès à Saint-Cyprien, par les boulevards, le pont des Catalans et les allées Charles-de-Fitte, avec un départ à 14 h », indique David Foltz, directeur de cabinet du préfet de la Haute-Garonne.
Au sein de la préfecture, une cellule de crise sera activée, comme depuis plusieurs jours, pour suivre l’évolution du cortège et coordonner les différents services mobilisés. « Il s’agit de préparer la coordination avec les services de police, la mairie, les pompiers… pour assurer la sécurité de tous », précise le directeur de cabinet.
Aucun autre rassemblement n’a été déclaré à Toulouse ou ailleurs dans le département de la Haute-Garonne. La préfecture a également pris un arrêté interdisant l’achat, la vente, la cession, le port, le transport et l’utilisation d’artifices de divertissement, de fumigènes et de pétards ainsi que l’enlèvement, le transport et la détention de tout carburant par bidons, flacons ou récipients divers.

Des transports déviés
Dans le cadre de la manifestation, les lignes de bus L1, L9, L14, 13, 15, 23, 29, 39, 45, 63, 66 et 70, seront déviées dès 13 heures. La Navette Aéroport sera également touchée. Tisséo prévoit un retour à la normale en fin d’après-midi.
« On est prêts et sereins »
Avec cette convergence des mobilisations, la manifestation fait l’objet d’une attention particulière. Du côté des forces de l’ordre, Alexandre Desporte, à la tête de la police nationale en Haute-Garonne, reconnaît ne pas savoir précisément à quoi s’attendre. « On se prépare à toutes les éventualités. Je n’ai jamais de crainte a priori. On est rompus à l’exercice. On va s’adapter encore une fois », explique-t-il.
La préfecture affiche également sa confiance dans le dispositif mis en place. « On est toujours prêts et sereins pour une mobilisation d’ampleur. Oui, il peut y avoir des débordements, mais on saura les gérer. Nous n’avons pas de crainte particulière, avec un dispositif adapté. Il y a des personnes qui viennent profiter d’un grand groupe pour casser. Elles sont repérées dans les cortèges. Parfois, des chaînes humaines se créent pour ne pas les laisser passer. S’il faut intervenir, nous le ferons. Nous serons vigilants, mais sereins », assure David Foltz.
Syndicats et associations mobilisés
Cette manifestation s’annonce comme une véritable convergence des luttes. À l’appel de l’intersyndicale et de l’interlycéenne, plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’homme, se joignent au mouvement. Certains établissements soutiennent également la mobilisation, à l’image du cinéma American Cosmograph, qui a annoncé fermer ses portes jusqu’à 16 h 30 en signe de soutien.
« Sur cet appel lancé, beaucoup de monde se greffe parce que les revendications touchent tout le monde. Les salaires, le pouvoir d’achat, les études… Si le gouvernement fait la sourde oreille et ne répond pas à la demande, on peut s’attendre à ce qu’il mette lui-même le feu au pays », prévient Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT de la Haute-Garonne. Le prochain appel à la mobilisation de l’intersyndicale est fixé au 5 novembre.


















