Quatre représentantes syndicales de la CGT – FSU ont dû être évacuées pendant la manifestation du 17 octobre, touchées par une grenade de désencerclement. La CGT 31 pointe les forces de l’ordre.
Quatre représentantes syndicales de la CGT et de la FSU ont dû être évacuées à l’hôpital confirme la CGT 31 ce samedi 17 octobre. Une évacuation pendant la manifestation du jour. En tête, les quatre élues tenaient la banderole des syndicats, tout à l’avant du défilé. Jusqu’à ce qu’une grenade de désencerclement ne les atteigne. « Ce sont quatre représentantes syndicales, trois régionales et une nationales, des deux syndicats qui ont déclaré la manifestation qui ont été directement visées par une grenade de désencerclement alors qu’elles tenaient la banderole de tête » dénonce Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT 31. « Ce sont leurs syndicats et leurs dirigeants qui ont été visés par les forces de police« .
Évacuées à l’hôpital
Touchées par cette grenade, les quatre représentantes ont d’abord été transportées à la bourse du travail, à Saint-Sernin, avant d’être évacuées vers l’hôpital. L’une ne pouvait plus marcher, les autres autres, étaient fortement touchées par les projections de la grenade. Pour la CGT 31, il ne fait aucun doute que cet acte était volontaire. « Ce serait difficile de les louper, elles étaient au milieu du pont des Catalans, elles arrivaient vers Saint-Cyprien, derrière la banderole syndicale, entourées d’un nombre important de militants syndicaux. Tout le monde voyait bien à qui ils avaient à faire, ça a été fait à dessein » assène Cédric Caubère.
« Je peux vous dire que ce n’est pas au niveau départemental que ça doit se régler. On voit bien ce qui se joue, il y a une tentative de décrédibiliser le mouvement social. Il va falloir qu’on nous explique pourquoi on s’en prend aux organisations syndicales, on n’a pas été ciblé pour rien. Le sous-préfet a déjà appelé pour nous assurer que ce n’étaient pas nos représentantes qui étaient ciblées. j’espère qu’il va assumer cette position dans un communiqué public. Ça montrerait la dangerosité de la situation : ça voudrait dire qu’il y a des gens qui ont des armes potentiellement très destructrices qui sont capables de tirer au petit bonheur la chance. ce serait extrêmement grave » conclu Cédric Caubère.
La préfecture n’a pas encore réagi publiquement. Jointe par ICI Occitanie, elle confirme néanmoins qu’il n’y a eu aucune intention de viser les représentantes syndicales.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














