Le Théâtre des Amandiers à Nanterre, qui a rouvert il y a seulement quelques mois après d’importants travaux, alerte sur les conséquences des nouvelles coupes budgétaires envisagées par l’État. Son directeur évoque désormais un risque de fermeture dès la saison prochaine.
Comme 27 autres structures culturelles, le Théâtre des Amandiers à Nanterre tire la sonnette d’alarme. Il craint de nouvelles coupes budgétaires de l’État pour la saison prochaine. Et ce, alors que le théâtre n’a rouvert que depuis quelques mois et que sa saison est déjà engagée. Une « attaque sans précédent, par son ampleur et sa brutalité » qui « inquiète profondément » la municipalité de Nanterre. « Après une première coupe de 3,5% au mois de mai, le surgel annoncé est de 13% soit une baisse totale du soutien de l’Etat de 799 775 € en 2026 », fait savoir le maire Raphaël Adam dans un communiqué.
Il rapporte que Christophe Rauck, le directeur du Centre Dramatique National Nanterre-Amandiers, « a annoncé que cette saignée l’obligerait à mettre au chômage partiel une grande partie de l’équipe salariée sans délai, voire à fermer purement et simplement ses portes la saison suivante ». Pour le maire, « c’est une catastrophe artistique, sociale et humaine qui s’annonce ». Et si « le soutien de la municipalité aux Amandiers ne s’est, lui, jamais démenti », elle ne sera « pas en capacité de compenser ces nouveaux désengagements successifs de l’Etat ».
Le maire de Nanterre demande à l’Etat de revenir sur sa décision
Face à « cette cure austéritaire », Raphaël Adam « en appelle solennellement au président de la République et à son Premier ministre : renoncez à ces mesures iniques et jamais-vues dans notre pays ». Et s’ils les maintiennent, « nous assisterions à un renoncement pur et simple de la politique de décentralisation dramatique initiée par André Malraux ». De leur côté, les 28 structures culturelles demandent « la confirmation immédiate du maintien intégral des crédits 2026, le versement sans délai des subventions restant dues et l’ouverture d’une concertation urgente sur les perspectives budgétaires pour 2027 ».













