Après l’incendie déclenché à l’issue du feu d’artifice du 13 juillet à Lourdes, l’association AC!! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X auprès du parquet de Tarbes. Cette démarche vise à éclaircir les conditions d’organisation du spectacle pyrotechnique.
L’incendie qui s’est déclaré après le feu d’artifice de la Fête nationale à Lourdes aura des suites judiciaires. L’association AC!! Anti-Corruption a annoncé avoir saisi le procureur de la République de Tarbes avec une plainte contre X afin que les circonstances du sinistre et les conditions d’organisation du spectacle pyrotechnique soient examinées.
L’information, révélée par nos confrères de La Semaine des Pyrénées, concerne une plainte déposée le 14 juillet dernier par l’association, qui souhaite notamment comprendre dans quelles conditions le feu d’artifice a été maintenu malgré un contexte marqué par de fortes chaleurs et un risque incendie élevé. Le recours, préparé par Me Vincent Poudampa, avocat au barreau de Bordeaux, vise à obtenir des éclaircissements sur les décisions prises avant l’événement, les mesures de prévention mises en place et le respect des règles de sécurité applicables.
À travers cette démarche, confirmée sur les réseaux sociaux par Marcel Claude, président de l’association, AC!! Anti-Corruption demande que des investigations soient menées pour déterminer précisément l’origine du départ de feu et établir si d’éventuelles responsabilités peuvent être engagées. L’association souhaite notamment que les autorisations délivrées, les échanges entre les différents acteurs et les dispositifs de sécurité prévus avant la manifestation soient examinés.
Un départ de feu quelques minutes après le spectacle
La soirée de célébration de la Fête nationale avait pourtant suivi son programme prévu à Lourdes. Mais peu après la fin du spectacle pyrotechnique, vers 23h30, un incendie s’est déclaré sur les pentes végétalisées situées sous le château fort, un secteur particulièrement sensible en raison de la présence du monument historique.
Les sapeurs-pompiers, déjà mobilisés pour sécuriser le feu d’artifice, sont immédiatement intervenus ce qui a permis de contenir les flammes et d’éviter une propagation plus importante sur les abords du site. L’opération s’est déroulée sous le regard de nombreux spectateurs qui quittaient alors les lieux.
Cet incident a rapidement suscité des interrogations, notamment en raison du contexte météorologique de cette période estivale. Les Hautes-Pyrénées, comme d’autres territoires, étaient confrontées à des températures élevées et à une vigilance accrue face au risque incendie. Plusieurs communes avaient d’ailleurs fait le choix d’annuler leurs spectacles pyrotechniques en raison de ces conditions, justifiant même par l’exemple leur décision :
À Lourdes, la décision de maintenir l’événement a fait débat sur les réseaux sociaux. Le maire Thierry Lavit avait toutefois défendu ce choix au lendemain de l’incident, dans La Dépêche du Midi : « Nous étions en risque canicule orange, très, très modéré. Les procédures ont été respectées. Attache a été prise avec la préfecture à J-1. Et le commandant des pompiers est venu vérifier la zone de tir qui était sécurisée, il n’y avait pas d’état de sécheresse constaté », précisait-il alors.














