La Ville de Toulouse va expérimenter une nouvelle arme contre le moustique tigre. Dès ce mardi 26 mai, des moustiques mâles rendus stériles en laboratoire vont être relâchés dans le cimetière de Terre-Cabade. Une méthode innovante, déjà utilisée dans d’autres grandes villes françaises, qui vise à faire baisser durablement la population de cet insecte vecteur de maladies.
À Toulouse, la lutte contre le moustique tigre franchit une nouvelle étape. La mairie va tester, dans le secteur du cimetière de Terre-Cabade, la « technique de l’insecte stérile », développée par la société Terratis. Le principe : relâcher dans la nature des moustiques mâles rendus stériles grâce à des rayons X.
Ce mardi 26 mai à 14 h 30, un premier lâcher doit être réalisé en présence d’Annamaria Tripicchio-Rogier, conseillère municipale déléguée à l’animal dans la ville, et de Clelia Oliva, présidente et cofondatrice de Terratis.
L’objectif affiché est clair : réduire progressivement la population de moustiques tigres dans la zone concernée et aux alentours, sans avoir recours aux pesticides.
Des moustiques élevés en laboratoire
Concrètement, les moustiques relâchés sont uniquement des mâles, élevés en laboratoire. Ils sont ensuite stérilisés à l’aide de rayons X avant d’être relâchés dans l’environnement.
Une fois dans la nature, ces mâles stériles s’accouplent avec les femelles sauvages. Mais les œufs pondus ne se développent pas, ce qui entraîne, au fil des générations, une diminution de la population de moustiques tigres.
Selon les estimations avancées par les entreprises spécialisées dans cette technique, la baisse pourrait atteindre 50 % dès la première année et jusqu’à 90 % après deux ans d’expérimentation.
Une alternative aux insecticides
Déjà testée dans d’autres collectivités, notamment à Montpellier ou dans la métropole de Lyon, cette méthode est présentée comme une alternative plus respectueuse de l’environnement que les traitements chimiques classiques.

La technique cible spécifiquement le moustique tigre, une espèce invasive originaire d’Asie désormais largement implantée dans le sud de la France. Cet insecte peut transmettre plusieurs maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika.
Avec cette expérimentation, Toulouse espère enrichir son arsenal de lutte contre un nuisible devenu omniprésent chaque été dans de nombreux quartiers de la Ville rose.













